NOTICE INDUSTRIELLE.
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NOTICE INDUSTRIELLE.
SUBSTITUTION DU PAPIER CONTINU AUX CARTONSSUR LES MÉTIERS A LA JACftUART ,
Par M. ACRLIN, mécanicien à Paris .
Parmi les systèmes qui, à l'Exposition universelle , ont eu pour objet desimplifier les applications des cartons sur les métiers à la Jacquart, pourle tissage des châles, nous avons remarqué avec le plus grand intérêt l’ap-pareil de M. Acklin, qui se distingue d’une manière toute particulière parl’économie considérable qu’il permet de réaliser dans cette importanteindustrie.
Cet inventeur a eu pour but de remplacer les cartons dont le poids etle volume sont souvent très-embarrassants, par une feuille de papier con-tinu, très-mince et de qualité très-ordinaire, qui est percée mécanique-ment et avec la plus grande netteté.
Les trous de ces papiers, quel que soit le genre de dessin, n’ont pas plusde 1 millimètre et demi de diamètre, et ils sont tellement rapprochés,qu’un centimètre de hauteur correspond à neuf centimètres de carton.Malgré cette énorme réduction, le mécanisme qui remplace le prisme oucylindre connu, est tellement bien combiné, que la feuille ne fatigue nul-lement, et que les aiguilles fonctionnent avec la plus parfaite régularité.
Il en résulte que la durée est aussi grande que celle du carton, quoiquele papier soit.beaucoup plus mince et plus léger.
Au point de vue de l’économie, l’application du papier, au lieu de car-ton, est considérable, comme on peut en juger par un exemple. Un rou-leau de papier, du prix de 45 centimes, remplace 1,000 cartons, quicoûtent, suivant leur épaisseur, de 15 à 50 francs. Ainsi, un fabricant,employant pour un dessin de châle, 30,000 cartons qui reviennent, auminimum, à 450 francs, ne dépenserait, en papier, pour le même service,que 13 fr. 50 c.
Le papier continu dispense, en outre, des frais d’enlaçage que les car-tons nécessitent.
L’auteur applique son système à tous les métiers existants aussi bienqu’aux métiers nouveaux. L’appareil s’adapte, en effet, de la manière laplus simple et la plus commode, à l’aide de quatre vis seulement. Son ap-plication ne modifie en rien le travail du tisseur, au contraire, elle le rend,en quelque sorte, plus facile. Enfin, il ne demande pas, de la part de l’ou-