GARNITURES DE CARDES
MACHINES A BOUTER
LES PLAQUES ET LES RUBANS DE CARDES
Brevetées ai* nom «le M. MO B Eli
FABRICANT A TARARE
(PLANCHES 4 ET 5 .)
La garniture d’une carde à coton ou à laine se compose de plaques oude rubans en cuir ou en caoutchouc, d’une certaine largeur, que l’on apercés et couverts de dents en fil de fer ou de cuivre, plus ou moins tineset serrées, selon leur destination. Ces dents, qui doivent être très-régu-lièrement espacées, se font deux par deux du même morceau de fil ployésur lui-même, à la distance voulue, et découpées d’égale longueur, puisrecourbées sous un même angle et à la même hauteur.
Si, pour faire un tel travail qui s’appelle bouter, on a d’abord employédes moyens manuels, il n’était pas possible, en raison même du dévelop-pement considérable de l’industrie manufacturière, de suffire à la consom-mation, et de livrer ses produits à des prix assez réduits, quelque habilesque fussent d’ailleurs les mains qui en seraient chargées. On a donc dûavoir recours à des procédés mécaniques qui, tout imparfaits qu’ils étaientdès l’origine, ont subi successivement des améliorations considérables, eten font actuellement des machines aussi parfaites qu’ingénieuses.
Lorsqu’on examine une machine à bouter les cardes, on est tout d’abordsurpris de la multiplicité des pièces qui la composent; mais en la voyantfonctionner, on est encore bien plus étonné, par la célérité des mouve-ments qu’elle exécute avec cette régularité, cette précision mathématiqueque le travail manuel ne pourrait jamais atteindre.
Les expositions industrielles montrent assez ordinairement quelquesmodèles de ces intéressantes et curieuses machines, et celle de 1855 plusparticulièrement en a fait voir en activité, devant lesquelles le public s’ex-tasiait d’admiration, ne pouvant suivre de l’œil la marche si rapide de cette