GARNITURES DE CARDES.
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Passage du fie devant les bouteurs. — Le fil, à sa sortie du rouleauou bobine K (fig. 2 et 3), est engagé dans un tube creux k fixé à la pièce k'servant à la fois de support aux guides k‘ 2 , et d’enclume au coudeur.
Ce coudeur, composé d’une plaque de fer méplate recourbée, est fixé àune tige K 1 dont l’extrémité est en contact avec l’excentrique K 2 , fixé surl’arbre G. Or, quand cet excentrique agit, c’est-à-dire quand la partie laplus saillante pousse la tige, laquelle est dirigée, dans sa marche rectiligne,par les guides IP, le coudeur, par l’intermédiaire de cette tige, appuiesur le fil g, qu’il plie à angle droit, en le poussant sur le côté de l’en-clume K 1 , comme l’indique le détail fig. 14 et le plan fig. 3. Aussitôt cetteopération terminée, la corne ne présentant plus de partie saillante, leressort à boudin k 3 ramène le coudeur dans sa position primitive.
Le fil, ainsi coudé, peut alors être saisi par la pince L, qui le conduitdevant les outils bouteurs. A cet effet, cette pince est montée sur un petitchariot l, qui peut glisser entre deux rails ou traverses en fonte L', aumoyen d’une transmission de mouvement que nous allons décrire.
Sur l’axe premier moteur F sont fixées deux roues d’angle L 2 à partieslisses, c’est-à-dire qu’elles ne sont dentées que sur une portion de leurcirconférence, afin de n’engrener avec le pignon L 3 que par intermittence.
On comprend que la portion dentée de chacune des deux roues estdisposée de façon à ce que, quand la denture de l’une agit sur le pignon,l’autre, au contraire, présente la partie lisse, afin de faire tourner cepignon à droite et à gauche alternativement, suivant que c’est l’une oul’autre des roues qui lui présente sa denture.
On ODtient donc, par cette combinaison, un mouvement de rotationintermittent en sens inverse, que l’on communique à l’arbre l 1 par l’in-termédiaire des pignons d’angle P.
Cet arbre est muni d’une hélice très-allongée dans les spires de laquelles’engage une fourchette P, fixée au chariot porteur de la pince. Ce chariotest donc obligé d’obéir au mouvement de l’hélice qui, comme nous venonsde le dire, marche tantôt dans un sens, tantôt dans un autre, et restemême immobile pendant un certain temps ; cette immobilité, qui était in-dispensable pour laisser le temps aux autres pièces d’agir, a lieu entrechaque variation de mouvement, en sens inverse, comme nous le verronsplus loin.
Supposons maintenant que la pince ait saisi le fil g, préparé par le cou-deur, l’hélice la fera marcher de gauche à droite jusqu’à ce qu’elle aitconduit le fil à l’extrémité de sa course, c’est-à-dire devant et passé les sixoutils bouteurs; en cet endroit, la pince s’arrête par le fait de l’immobilitéde l’hélice. Un butoir «' (fig. 1 et 3), soulevé par le levier a 2 , que com-mande l’excentrique a 3 , fixé sur l’axe moteur F, rencontre la saillie. Cettesaillie, comme on le voit sur les fig. 8, 9 et 10 pl. 5, est fixée à la pince;de sorte que le butoir en s’élevant, soulève non-seulement la saillie, maisencore la pince. Dans le mouvement ascensionnel de cette dernière, l’une