PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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de ces mâchoires, celle qui est armée du goujon b 3 , rencontre la pièce fixe c.Cette pièce, en forçant le goujon à se déplacer, oblige la pince à s'ouvrir,et par suite à lâcher le fil qu’elle retenait pincé fortement par l’effet duressort méplat c 1 .
On voit donc qu’il faut que la pince remonte pour permettre à la mâ-choire mobile de s’ouvrir pour lâcher le fil. 11 faut maintenant pour ne pasgêner les outils bouteurs, qu’elle reste élevée pendant tout le temps qu’ellemet à revenir à sa place primitive chercher un nouveau fil. Cet effet seproduit tout naturellement au moyen de la petite fourchette c u (fig. 10),qui, lorsque la pince est entièrement soulevée par le butoir a', vient em-brasser le collet c 2 du petit arbre vertical c 3 . Cette fourchette retient alorscet arbre, et avec lui la pince, puisqu’ils sont fixés tous les deux à la mêmepièce b 2 .
La pince ainsi suspendue retourne, par le mouvement en sens inversede l’hélice, à sa place première, au-dessus du fil coudé, comme nousl’avons vu au point de départ. En arrivant, le levier de la fourchette c 4(fig. 10) est rencontré par un petit toc d (fig. 1), qui le pousse, en compri-mant le ressort d'. La fourchette peut alors dégager le collet de l’arbre c',et la pince tombe sollicitée par le ressort méplat d 2 ; en tombant, elle sefermerait si le petit goujon b 3 n’était pas retenu par la pièce c, qui empêchequ’elle ne se ferme avant qu’elle ait saisi le fil pour commencer une nou-velle opération semblable à celle que nous venons de décrire.
Pour qu’à chaque extrémité de la course du chariot porte-pince, il y aitun moment d’arrêt bien complet, quoique ces arrêts se produisent natu-rellement par la disposition des roues à parties lisses L qui commandentce chariot, l’auteur a disposé, pour plus de sûreté, un mécanisme parti-culier chargé de fixer le chariot à sa traverse supérieure. A cet effet, il aplacé sur l’arbre G deux cames e calées à chacune de ses extrémités. Cescames commandent deux leviers e' articulés aux bielles verticales e-, les-quelles sont assemblées aux petits balanciers e 3 . L’extrémité de ces balan-ciers, opposée à l’articulation, est forgée en crochets, afin de pouvoirpénétrer dans une entaille pratiquée dans le chariot. Quand celui-ci estarrivé à l’extrémité de sa course, soit à droite, soit à gauche, la camecorrespondante agit, c’est-à-dire qu’elle force la bielle qui commande lebalancier à descendre, et par suite fait pénétrer le crochet dans l’entailledu chariot. Par ce moyen, on fixe ce dernier d’une façon immuable jus-qu’à ce que la came, dans son mouvement de rotation, le délivre en pré-sentant sa partie non saillante au levier horizontal e 1 , sur lequel elle agitdirectement.
Crochetage du fil. — Cette opération a pour but, au fur et à mesureque la pince marche et qu’elle présente le fil devant les jumelles, de l’in-troduire dans ces dernières, afin de le maintenir jusqu’à ce que les dou-blons viennent le saisir. A cet effet, sur la platine I (vue en détail fig- 4et 5), est ajusté un arbre C muni de six cames I 2 , dont une double, les-