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Tome dixième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

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de ces mâchoires, celle qui est armée du goujon b 3 , rencontre la pièce fixe c.Cette pièce, en forçant le goujon à se déplacer, oblige la pince à s'ouvrir,et par suite à lâcher le fil quelle retenait pincé fortement par leffet duressort méplat c 1 .

On voit donc quil faut que la pince remonte pour permettre à la mâ-choire mobile de souvrir pour lâcher le fil. 11 faut maintenant pour ne pasgêner les outils bouteurs, quelle reste élevée pendant tout le temps quellemet à revenir à sa place primitive chercher un nouveau fil. Cet effet seproduit tout naturellement au moyen de la petite fourchette c u (fig. 10),qui, lorsque la pince est entièrement soulevée par le butoir a', vient em-brasser le collet c 2 du petit arbre vertical c 3 . Cette fourchette retient alorscet arbre, et avec lui la pince, puisquils sont fixés tous les deux à la mêmepièce b 2 .

La pince ainsi suspendue retourne, par le mouvement en sens inversede lhélice, à sa place première, au-dessus du fil coudé, comme nouslavons vu au point de départ. En arrivant, le levier de la fourchette c 4(fig. 10) est rencontré par un petit toc d (fig. 1), qui le pousse, en compri-mant le ressort d'. La fourchette peut alors dégager le collet de larbre c',et la pince tombe sollicitée par le ressort méplat d 2 ; en tombant, elle sefermerait si le petit goujon b 3 nétait pas retenu par la pièce c, qui empêchequelle ne se ferme avant quelle ait saisi le fil pour commencer une nou-velle opération semblable à celle que nous venons de décrire.

Pour quà chaque extrémité de la course du chariot porte-pince, il y aitun moment darrêt bien complet, quoique ces arrêts se produisent natu-rellement par la disposition des roues à parties lisses L qui commandentce chariot, lauteur a disposé, pour plus de sûreté, un mécanisme parti-culier chargé de fixer le chariot à sa traverse supérieure. A cet effet, il aplacé sur larbre G deux cames e calées à chacune de ses extrémités. Cescames commandent deux leviers e' articulés aux bielles verticales e-, les-quelles sont assemblées aux petits balanciers e 3 . Lextrémité de ces balan-ciers, opposée à larticulation, est forgée en crochets, afin de pouvoirpénétrer dans une entaille pratiquée dans le chariot. Quand celui-ci estarrivé à lextrémité de sa course, soit à droite, soit à gauche, la camecorrespondante agit, cest-à-dire quelle force la bielle qui commande lebalancier à descendre, et par suite fait pénétrer le crochet dans lentailledu chariot. Par ce moyen, on fixe ce dernier dune façon immuable jus-quà ce que la came, dans son mouvement de rotation, le délivre en pré-sentant sa partie non saillante au levier horizontal e 1 , sur lequel elle agitdirectement.

Crochetage du fil. Cette opération a pour but, au fur et à mesureque la pince marche et quelle présente le fil devant les jumelles, de lin-troduire dans ces dernières, afin de le maintenir jusquà ce que les dou-blons viennent le saisir. A cet effet, sur la platine I (vue en détail fig- 4et 5), est ajusté un arbre C muni de six cames I 2 , dont une double, les-