GARNITURES DE CARDES.
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fixé sur le côté de chacune des deux cames O 4 (vue en détail fig. 27). Cescrochets viennent agir en même temps sur les deux galets dont sont mu-nis les leviers verticaux O'. Ils tirent en avant ces leviers et font rentrerle châssis des doubloirs, et cela sans le faire descendre, parce que pen-dant sa rentrée il est toujours maintenu élevé par le levier O.
Les pistons rentrent avec les doubloirs et le fil pincé et plié, entre lesjumelles, comme l’indiquent les fig. 21 et 22, et forme ainsi six doublesdents prêtes à être introduites dans le cuir.
introduction des dents dans le cuir. — Les six dents ainsi prépa-rées, les doubloirs descendent, la platine marche et les pistons enfoncentà la fois dans le cuir les six dents.
Pour produire cet effet, la platine I, fig. 4 et 5, est munie de deuxbras g' sur lesquels viennent agir les deux cames g 2 fixées sur l’arbre pre-mier moteur F.
La platine, poussée en avant par les cames, arrive près du cuir en glis-sant sur les supports B 1 fondus avec la plaque B, jusqu’à ce qu’elle soitdans la posture indiquée fig. 23.
Aussitôt arrivés, les pistons h 4 qui jusque-là étaient restés fixes, malgréle mouvement de la platine, parce qu’ils étaient retenus en arrière par lapartie saillante de came h , se mettent en mouvement pour introduiredans le cuir les dents.
Cette opération s’effectue par l’intermédiaire des pièces suivantes : Lacame h qui commande à la fois tous les pistons, agit sur l’extrémité d’unlevier vertical h ' articulé avec une bielle à fourche h 2 . Celle-ci est réunieà une traverse en fer après laquelle sont fixés les six glissoirs g 2 . Ces glis-soirs sont rappelés en avant par des ressorts à boudin h 3 attachés sur laplaque, de sorte que, quand la came ne présente plus sa partie saillante,-tous les glissoirs et les pistons qui y sont attachés reviennent en avantsollicités vigoureusement par les ressorts à boudin h 3 .
Ce mouvement des glissoirs par l’action des ressorts permet aux pis-tons de pousser et d’introduire les dents dans le cuir dont les troussont préparés d’avance par le perceur, ce qui termine l’introduction desdents, lesquelles occupent alors dans le cuir la position indiquée fig. 24.
Croquage des dents. — Cette opération a pour but, lorsque les dentssont enfoncées dans le cuir, de leur donner l’inclinaison exigée pour laconfection d’une bonne carde.
On arrive à ce résultat au moyen d’un outil P composé d’un mêmenombre de crochets qu’il y a de dents de boutées. Ces crochets sont for-més d’un fil de fer p (fig. 25 et 26), replié de manière à embrasser à lafois les deux pointes de chaque double dent; ils sont ajustés sur unebande rainée qui reçoit les plombs dans lesquels les crochets sont enchâs-sés. Cet outil, ainsi monté, est fixé par des vis de pression sur l’arbre p 1mobile dans des supports fondus avec le bâti de la machine. A l’extré-mité gauche de cet arbre est montée une manivelle p 2 articulée au levier