88
PUBLICATION INDUSTRIELLE.
méplat P 1 , lequel fait mouvoir cette manivelle, et par suite le croqueuren temps voulu, par Faction de la came P 2 fondue sur le moyeu de laroue d’angle L 2 .
Or, chaque fois que cette roue fait une révolution, le croqueur s’abaissesollicité par la came, et en s’abaissant il rencontre les dents et leur faitprendre une position inclinée comme l’indique la fig. 25. Un ressort àboudin P 3 (fig. 3) ramène le croqueur dans sa position primitive aprèschaque opération.
Derrière le cuir est placée, pour résister à la pression exercée par leperceur et le bouteur, une bande de fer p 3 fixée au châssis du penteur.Cette bande de fer, par la place même qu’elle occupe, et la forme inclinéeque l’on a soin de donner à son extrémité, sert aussi d’enclume auxcrochets du croqueur pour courber les dents.
Déplacement du cuir. — Nous venons de suivre une série d’opéra-tions qui ont pour but de bouter à la fois six doubles dents, puisque cettemachine est composée d’une série de six outils. Ces six dents boutées, ilfaut en bouter six autres placées, par rapport aux premières, dans un cer-tain ordre et d’après de certaines dispositions pour lesquelles la machinedoit être montée.
Par la disposition des outils fixés sur la platine, on a vu que ces six dentssont boutées en ligne droite et que la distance qui existe entre elles estquatre fois plus grande que celle qu’elles ont lorsque le boutage de laplaque ou du ruban est terminé. Cette machine est montée pour faire unecertaine espèce de carde appelée simple chaînette ; pour la double chaî-nette, il faudrait que la distance fût six fois plus grande ; enfin, variablesuivant les diverses dispositions de cardes employées dans l’industrie.
De sorte que l’appareil que nous donnons ici pour exemple, après avoirbouté les six premières dents à quatre espaces de dents d’intervalle, c’est-à-dire la première, la cinquième, la neuvième, la treizième, la dix-septièmeet la vingt-et-unième (fig. 28), marche à l’aide d’un plateau circulaire arméde touches en saillie et appelé par l’auteur rondelle des temps. Ce plateaufait avancer le cuir, et l’appareil boute la deuxième, la sixième, la dixième,la quatorzième, la dix-huitième et la vingt-deuxième (fig. 29), puis avanceencore et boute la troisième, la septième, la onzième, la quinzième, la dix-neuvième et la vingt-troisième (fig. 30), et avançant toujours, boute la qua-trième, la huitième, la douzième, la seizième, la vingtième et la vingt-quatrième, par conséquent en quatre temps de marche, a bouté une lignede vingt-quatre dents (fig. 31).
Pour arriver à ce résultat, le penteur ou appareil portant le cuir, commenous l’avons dit, est mobile ; son châssis C est muni, sur le côté à droite(fig. 1), d’une tige saillante g'. Cette tige appuie constamment sur lestouches inégales g de la rondelle des temps (vue en détail sur les fig. Il,12 et 13, pl. 4). Cette pression constante a lieu, malgré l’inégalité destouches, au moyen d’un fort ressort g' 2 (fig. 3), placé à gauche sur le pro-