MACHINES
BOIS
MACHINE PROPRE A DRESSER OU RABOTER LES PLANCHES
ET LES FRISESA RAINER ET A FAIRE LES LANGUETTES
Par M. A..-JS. C ART, mécanicien à Paris
(PLANCHE 7.)
Les visiteurs à l’Exposition universelle ont pu voir avec quelque satis-faction, l’année dernière, fonctionner un grand nombre de machines àtravailler le bois; tandis qu’antérieurement ce genre d’appareils étaitextrêmement rare.
Il est vrai de dire qu’à l’exception des scieries mécaniques en usagedepuis des années, on employait peu d’outils spéciaux, soit pour raboter,soit pour mortaiser les pièces de bois.
Mais, de même que pour les métaux, on a compris qu’il devenait indis-pensable de combiner des instruments, des appareils permettant de rem-placer, en partie au moins, le travail manuel, dans toutes les circonstancesoù la menuiserie remplit un rôle important.
Diminuer les frais de maio-d’œuvre, tout en faisant mieux et plus régu-lièrement, c’est toujours la question principale qui domine dans les opé-rations industrielles, afin d’augmenter la production, en livrant au meilleurmarché possible à la consommation.
Tout le monde sait qu’il serait de toute impossibilité d’arriver à con-struire ces grands appareils, ces machines puissantes qui font l’orgueil denotre siècle, si on n’avait pas à sa disposition les moyens mécaniques né-cessaires pour exécuter les pièces les plus lourdes et les plus difficiles.
Or, quand on est parvenu à faire des marteaux qui forgent des arbresen fer de 15 à 20 mille kilogrammes, des alésoirs qui peuvent aléser descylindres en métal de 3 et 4 mètres de diamètre, quand on emploie desmachines à raboter, à mortaiser, des tours à chariot, etc., qui dressent ettournent des pièces de fonte de 10 à 12 mille kilogrammes, et dont la Ion -