MACHINES A TRAVAILLER LE BOIS.
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gueur dépasse quelquefois 12 à 15 mètres, on ne comprendrait pas pour-quoi on n’établirait pas aussi des machines qui dresseraient, raboteraient,mortaiseraient et perceraient les pièces de bois.
Si dans la charpente et dans la menuiserie on n’a pas fait plus souventusage, jusqu’à présent, de procédés mécaniques pour travailler le bois,nous croyons que ce n’est pas parce que ces procédés n’existaient pas,mais bien parce que l’on ne possédait pas d’ateliers assez importants ence genre, et que la routine, d’ailleurs, compagne de l’ignorance ou del’incapacité, s’est toujours opposée à accepter des moyens susceptibles dechanger le mode de travail habituel.
Depuis le scieur de long jusqu’au raboteur de planche, combien de foisn’a-t-on pas dit qu’il était impossible de faire mécaniquement une fouled’opérations qui semblent aujourd’hui toutes simples, toutes naturelles ?
Que de services les scieries mécaniques ne rendent-elles pas actuelle-ment? Or, dans cette branche seulement, que de perfectionnements, quede modifications successives ont été apportés pour permettre de remplirdes conditions spéciales?
Tantôt ce sont des scies à plusieurs lames pour débiter, d’une seulepasse, un arbre tout entier, de 40 à 60 centimètres de diamètre, en dix,douze ou quinze planches ou madriers.
Tantôt ce sont des scies à une seule lame, mais à grande vitesse, quitravaillent avec une régularité extrême, et permettent de faire des pla-teaux très-droits, très-unis, dans les plus fortes pièces en grume. Ce sontaussi les scies à cylindres qui débitent avec une rapidité extrême les ma-driers en planches plus ou moins minces (1).
A l’inverse de ce qui a eu lieu à Londres en 1851, c’est dans la partiefrançaise de la grande annexe que l’on a vu l’année dernière le plus demachines à travailler le bois; nous avons cependant à mentionner les mo-dèles envoyés par les États-Unis , et surtout les appareils provenant dedivers constructeurs du Canada , et qui se distinguent par leur simplicité.
L’usine de Graffenstaden, près de Strasbourg , qui exécute avec beau-coup de soin tous les systèmes de machines à travailler les métaux, et quia exposé une belle série de machines-outils, s’est distinguée aussi par sacollection d’instruments propres à dresser et à raboter le bois, comme àfaire les tenons et les mortaises, avec des dispositions simples et écono-miques. M. Mesmer qui dirige ce bel établissement depuis longtemps, etqui lui a donné la grande extension qu’il a aujourd’hui, a bien voulu nouspromettre la communication des dessins de ses diverses machines-outilsqui, par le grand intérêt qu’elles présentent et par les bonnes conditionsde travail qu’elles remplissent, sont appelées à se répandre dans toutes lesfabriques, dans tous les ateliers de menuiserie.
(i) Nous avons fait connaître ces divers genres de scieries dans les vim et ix« volumes de laPublication industrielle.