108
PUBLICATION INDUSTRIELLE.
A cet effet, fauteur a profité de l’arbre qui porte les lames à dresser,pour y ajuster, à l’extrémité opposée à la commande, le manchon de fonteR sur lequel on rapporte à volonté soit les outils o à faire la rainure, soitau contraire les lames propres à faire la languette.
Comme le changement de ces lames ou de ces outils peut se faire très-rapidement, et comme d’ailleurs le travail des rainures et des languettesest très-facile, et peut s’effectuer avec une grande célérité, on comprendque le même manchon R puisse servir à ces deux opérations qui se fontalors successivement.
Cependant M. Cart propose pour les fabricants qui préféreraient rendreles deux opérations séparées, et les faire par des mandrins ou manchonsdifférents, de disposer du côté opposé de la machine un porte-lames et parsuite tout un mécanisme semblable à celui appliqué sur la première face; detelle sorte que tandis que sur celle-ci on ferait la rainure, par exemple, surl’autre on ferait la languette, ou réciproquement.
Mais il faut le reconnaître, cette disposition complique l’appareil ; aussion donne la préférence à celle indiquée sur les dessins, quoiqu’elle exigede changer d’outils.
Les planches ou les frises qui ont été, comme on l’a vu plus haut, dres-sées sur une face, sont placées de champ sur la grande règle de fonte S,dont la section présente la forme d’un T et à laquelle sont ménagées quatrepattes ou oreilles p qui permettent de la boulonner à des espèces de tas-seaux en fonte <?, portant des écrous de bronze r (fig. 6).
Ceux-ci sont traversés par les vis verticales U qui ont pour objet de fairemonter ou descendre la règle toujours parallèlement à elle-même, afinque la face dressée sur laquelle repose le champ du bois reste constam-ment horizontale, quelle que soit d’ailleurs la hauteur qu’elle occupe.
Il est nécessaire, pour cela, que ces vis marchent toutes ensemble etd’une égale quantité ; c’est en effet ce qui a lieu par les quatre paires deroues d’angle s, de même diamètre, appliquées vers la partie inférieure, etqui sont commandées par autant de roues égales s', ajustées sur l’axe lon-gitudinal en fer t; cet arbre se termine d’un bout par une manivelle u(fig. 1 et 2) qu’il suffit de faire tourner d’une certaine quantité à droite ouà gauche lorsqu’on veut soulever ou baisser la règle et par suite la frise oula planche qu’elle porte.
De éette sorte on peut toujours régler la hauteur ou la place exacte quedoit avoir cette dernière par rapport aux outils qui doivent faire soit larainure, soit la languette.
Au fur et à mesure que ces outils tournent et attaquent le bois, il estnécessaire que celui-ci avance, comme lorsqu’on dresse la surface. A ceteffet, le constructeur applique verticalement sur le côté latéral de la ma-chine, deux cylindres ou rouleaux cannelés V, Y', qui doivent constamments’appuyer sur la frise pendant le travail.
Ces cylindres sont montés sur des axes verticaux en fer v, v', portés par