MACHINES A TRAVAILLER LE BOIS.
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porter une roue droite M, avec laquelle engrène le petit pignon denté m.Ce dernier lui-même est ajusté sur un arbre intermédiaire g, qui porteaussi une roue dentée N, semblable à la première, et engrenant, commecelle-ci, avec un pignon analogue n.
Or, l’axe h de ce dernier, prolongé comme les précédents, et même,d’un bout jusqu’en dehors du bâti, reçoit, à son extrémité, une grandepoulie O, qui est directement mise en communication avec l’arbre duporte-lames A, par la courroie croisée i.
Il résulte de cette combinaison que le mouvement de chacun de cesorganes est considérablement ralenti, à tel point que lorsque l’arbre duporte-outils fait une révolution entière sur lui-même, le rouleau cannelé Jne se trouve déplacé que d’une quantité presque imperceptible.
Cette quantité est, du reste, en rapport avec l’épaisseur des copeauxque les outils doivent enlever, dans chacun de leurs passages, et par consé-quent avec la nature même du bois. Il est évident que lorsqu’on rabotedes frises de chêne, par exemple, l’avancement est moindre que lorsqu’ondoit dresser des planches de sapin. Il est toujours facile de régler cetavancement en changeant, soit une poulie, soit un engrenage. Ainsi, onconçoit qu’en mettant sur l’axe du porte-lames une petite poulie, quiserait seulement double de son diamètre propre, on doublerait immédia-tement la vitesse de chacun des organes intermédiaires, et par suitel’avancement du bois.
Comme le montrent les fig. 1 et 2, ces divers organes de mouvementsont placés en grande partie vers la partie inférieure de la machine, desorte qu’ils n’en gênent, en aucune manière, le service.
Les planches ou les frises à raboter sont d’abord posées successivementsur un rouleau P qui précède la machine, et de là poussées par l’hommechargé de la conduire, puis amenées contre le cylindre cannelé ; dès queleur extrémité se trouve engagée sous les dents de ce dernier, elles s’avan-cent naturellement par son propre mouvement, comme on vient de levoir. Il suffit donc alors que l’ouvrier ait simplement le soin de les fairesuivre, pour qu’il n’y ait aucune interruption dans le travail.
A la sortie de la machine, du côté opposé, les planches ou les frisessont également reçues sur un rouleau libre Q, d’où on les prend pour lesmettre de côté jusqu’à ce qu’on soit en mesure d’y faire les rainures etles languettes. En établissant des rapports de vitesse convenable, on peutmême faire en sorte qu’elles puissent recevoir ces opérations presqueimmédiatement, en les reportant alors sur la face latérale comme le mon-trent les fig. 1, 2 et 3.
De la rainure et de la languette. — On comprend que l’appareilserait terminé aux derniers organes que nous venons de décrire, si onn’avait pas à faire ces deux dernières opérations, qui s’effectuent sur desmachines spéciales, tandis que dans ce système elles sont produites sur lamême machine.