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Tome dixième.
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MACHINES A TRAVAILLER LE BOIS.

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porter une roue droite M, avec laquelle engrène le petit pignon denté m.Ce dernier lui-même est ajusté sur un arbre intermédiaire g, qui porteaussi une roue dentée N, semblable à la première, et engrenant, commecelle-ci, avec un pignon analogue n.

Or, laxe h de ce dernier, prolongé comme les précédents, et même,dun bout jusquen dehors du bâti, reçoit, à son extrémité, une grandepoulie O, qui est directement mise en communication avec larbre duporte-lames A, par la courroie croisée i.

Il résulte de cette combinaison que le mouvement de chacun de cesorganes est considérablement ralenti, à tel point que lorsque larbre duporte-outils fait une révolution entière sur lui-même, le rouleau cannelé Jne se trouve déplacé que dune quantité presque imperceptible.

Cette quantité est, du reste, en rapport avec lépaisseur des copeauxque les outils doivent enlever, dans chacun de leurs passages, et par consé-quent avec la nature même du bois. Il est évident que lorsquon rabotedes frises de chêne, par exemple, lavancement est moindre que lorsquondoit dresser des planches de sapin. Il est toujours facile de régler cetavancement en changeant, soit une poulie, soit un engrenage. Ainsi, onconçoit quen mettant sur laxe du porte-lames une petite poulie, quiserait seulement double de son diamètre propre, on doublerait immédia-tement la vitesse de chacun des organes intermédiaires, et par suitelavancement du bois.

Comme le montrent les fig. 1 et 2, ces divers organes de mouvementsont placés en grande partie vers la partie inférieure de la machine, desorte quils nen gênent, en aucune manière, le service.

Les planches ou les frises à raboter sont dabord posées successivementsur un rouleau P qui précède la machine, et de poussées par lhommechargé de la conduire, puis amenées contre le cylindre cannelé ; dès queleur extrémité se trouve engagée sous les dents de ce dernier, elles savan-cent naturellement par son propre mouvement, comme on vient de levoir. Il suffit donc alors que louvrier ait simplement le soin de les fairesuivre, pour quil ny ait aucune interruption dans le travail.

A la sortie de la machine, du côté opposé, les planches ou les frisessont également reçues sur un rouleau libre Q, d on les prend pour lesmettre de côté jusquà ce quon soit en mesure dy faire les rainures etles languettes. En établissant des rapports de vitesse convenable, on peutmême faire en sorte quelles puissent recevoir ces opérations presqueimmédiatement, en les reportant alors sur la face latérale comme le mon-trent les fig. 1, 2 et 3.

De la rainure et de la languette. On comprend que lappareilserait terminé aux derniers organes que nous venons de décrire, si onnavait pas à faire ces deux dernières opérations, qui seffectuent sur desmachines spéciales, tandis que dans ce système elles sont produites sur lamême machine.