NAVIGATION A VAPEUR.
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8 m 373 par seconde, pour la vitesse à la circonférence extérieure desailes.
Cet arbre est commandé directement par les machines, sans intermé-diaire d’engrenages, ni de poulies, il est à manivelles échelonnées, afin detransmettre directement aussi son mouvement au piston de la pompe àair, laquelle est verticale et renfermée dans le condenseur qui se trouvejustement au-dessus et entre les deux cylindres à vapeur.
Cette position de la pompe à air a l’avantage, tout en faisant disparaîtrela colonne d’eau du tuyau d’émission, de supprimer la pression de cettecolonne sur le piston et d’éviter les chocs qui en résultent surtout dans lesmachines à vitesse accélérée.
Les clapets du condenseur sont à mouvements successifs, et à levée uni-forme; par cette disposition, ils ont le mérite de fonctionner sans saccadeet sans bruit, même lorsque, par grosse mer, les machines acquièrentbrusquement, et par intervalle, une vitesse de 90 à 100 tours par minute.
Le piston de la pompe alimentaire se trouve dans le prolongement decelui de la pompe à air, ce qui évite la transmission de mouvement et sim-plifie le mécanisme.
Toutes les pièces fixes de l’appareil sont solidaires, aussi n’éprouvent-elles aucune espèce d’ébranlement.
Ces machines, placées à l’arrière, dans les façons même du bâtiment,offrent, en laissant disponible la plus grande partie de la cale, l’avantagede réduire la longueur de l’arbre de l’hélice, et de diminuer, dès lors, leschances d’avaries que cette longueur entraîne particulièrement sur lesnavires en bois.
Elles permettent de donner au tuyau de la cheminée, un peu en avantdu mât d’artimon, une position qui ne gêne en aucune manière l’usage dela voilure, et elles rendent plus facile et plus sûre l’installation des cloisonsétanchées sur les bâtiments en fer.
Le mécanisme appliqué sur l’arbre moteur, pour effectuer le change-ment de marche, est d’une construction très-simple, et exige si peu deforce, qu’un seul homme peut toujours le manœuvrer avec la plus grandefacilité.
Cet appareil de 60 chevaux pèse, prêt à fonctionner, 33 tonnes, avecles chaudières et l’eau qu’ellefc doivent contenir, ce n’est donc que 400 kil.par cheval. Il peut imprimer à un bâtiment du port utile de 250 tonneauxune vitesse de huit nœuds à l’heure.
Le second appareil exposé par M. Gâche est sans condenseur, sa puis-sance nominale est de 20 chevaux. Il est également à hélice et plus parti-culièrement destiné à la navigation fluviale, et notamment à celle descanaux ; il présente les avantages du précédent appareil ; seulement lasuppression de l’expansion, qui se fait à l’aide des robinets placés sous lesboites des tiroirs, permet de changer de marche et d’augmenter momen-tanément sa puissance avec promptitude et sûreté. Il pèse, prêt à fonc-