NAVIRES A VAPEUR.
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sur la base triangulaire F', se relient au bâti vertical J t dont la partiesupérieure présente une sorte de caisse à eau destinée à former le con-denseur proprement dit.
Les tiges G des pistons s’assemblent au milieu renflé des traverses defer D 2 qui se terminent par des coulisseaux g , ajustés dans les coulissesdirectes G, pour leur servir de guides; le mouvement se transmet par lesbielles à fourche D , au large coude a de l’arbre de couche qui se pro-longe pour porter le propulseur héliçoïde.
Cet arbre repose aussi par ses tourillons c sur les coussinets des deuxpremiers paliers E, E', garnis de leurs chapeaux à réservoir d’huile d , d',et plus loin dans une longue douille à garniture d’étoupe, placée près del’hélice. L’extrémité e du plus petit tourillon reçoit la pression d’une visbuttante e', à double écrou, qui est portée par le support de fonte /. L’ob-jet de cette vis est de maintenir la buttée ou la pression longitudinale del’hélice, afin d’éviter le trop grand frottement des embases des tourillonscontre les bords des coussinets.
L’arrivée de la vapeur aux cylindres a lieu par les tuyaux H, qui seréunissent en un seul H', lequel débouche dans la tubulure coudée H 2 .Ce dernier renferme la soupape ou valve d’admission i, dont la tige defer j, en partie fdetée, traverse la boîte à étoupes i', et se manœuvre àla main par le petit volant /.
Nous n’avons rien de particulier à décrire au sujet du mécanisme dedistribution appliqué à cette machine, surtout après ce qui a été dit surl’appareil précédent ; aussi nous nous sommes plus spécialement attachéà la condensation et au changement de marche, qui présentent des par-ticularités intéressantes.
Du condenseur et de la pompe A air. —Déjà l’on a remarqué quele condenseur se trouve à la même hauteur que les cylindres , et le toutau-dessous de la ligne de flottaison, condition importante pour les naviresde mer.
Ce condenseur est à compartiments, et a plusieurs étages pour corres-pondre au système de pompe à air qui est à double effet.
Ainsi la vapeur, après avoir produit son action dans les cylindres, serend par les tuyaux recourbés I dans la première capacité K du conden-seur, laquelle est directement en communication, par les côtés, avec lacapacité inférieure K' (fig. 2). L’eau,froide qui doit condenser cettevapeur, et par suite opérer le vide, arrive du dehors par la tubulure laté-rale k, à laquelle s’adapte le tube qui plonge directement dans la mer, etqui renferme, au lieu d’un robinet ordinaire, un tiroir vertical, qu’ilsuffit de monter ou de descendre pour découvrir ou fermer l’orifice qu’ilrecouvre.
On règle, d’ailleurs, la position exacte de ce tiroir, et par suite le degréd ouverture, en reliant sa tige à une petite bielle k', dont la partie infé-rieure est assemblée par articulation avec le levier l , et afin de pouvoir