NAVIRES A VAPEUR.
123
Les machines consistaient en deux cylindres oscillants verticaux, avecl’appareil nécessaire.
Le diamètre des cylindres était l m 10,
Et la longueur de la course 0 m 9i8.
Les cames de détente étaient disposées de manière à pouvoir inter-rompre l’introduction de la vapeur à
0,08, 0,15,0,30, 0,50, 0,70, et 0,80 de la course du piston.
Le maximum de pression pendant les expériences n’a pas dépassél k 053 par centimètre carré au-dessus de l’atmosphère.
Le poids total des machines du Pélican , y compris l’eau des chau-dières, est de 80 tonneaux.
Les diamètres des hélices essayées étaient de 2 m 50,2“ 050 et l m 678, etelles forment ainsi une progression géométrique dont la raison est 1,22.
Expériences dd Pélican . — Ces expériences avaient pour objet de déterminerl’utilisation relative de toutes sortes d’hélices propulsives, sur les navires de toutesdimensions, marchant avec toutes sortes de vitesses et sous des circonstancesvariées de vent et de mer, afin de déterminer le propulseur le mieux approprié àchaque navire. Un des objets principaux était de fixer la valeur du couple de rota-tion nécessaire à appliquer sur l’arbre de l’hélice , pour faire faire à cet organe unnombre déterminé de révolutions; en supposant naturellement que le navire fût bienconnu, ainsi que les dimensions et la forme du propulseur. Ou bien encore , ayantd’abord déterminé la loi du couple de rotation en fonction du nombre de révolutions,d’assigner la valeur du couple élémentaire, c’est-à-dire delà puissance employéependant une seule révolution par unité de temps ; et la solution de ce double pro-blème renferme évidemment l’explication de la question dans toute sa généralité.
Par l’expression utilisation , on entend le rapport de l’effet utile à la puissancetransmise par l’arbre à l’hélice, ou, en d’autres mots, c’est la raison de la puis-sance de la machine à la résistance de la marche, multipliée par la distance par-courue par le navire. Par conséquent c’est comme le rapport de la puissance cal-culée par l’indicateur à celle mesurée par le dynamomètre.
La valeur de ce rapport dépend, non-seulement des proportions de l’hélice, maisde la dimension ainsi que de la forme du navire , et aussi de l’action du vent et dela mer.
Les proportions de l’hélice consistent dans le diamètre, la forme de la génératrice,le pas variable ou constant, la fraction du pas ou longueur dans le sens de l’axe,et le nombre de bras ou d’ailes dont l’hélice est composée.
L’utilisation est donc une fonction très-complexe du diamètre du propulseur, de.la forme de la génératrice, de la nature ou de la longueur du pas, de la longueurdans la direction de l’axe, du nombre d’ailes, de la résistance éprouvée par la coquedu navire avec différentes vitesses, et de la forme de la partie immergée de l’ar-rière ; enfin de la vitesse du sillage ou du nombre de révolutions faites dans untemps donné par le propulseur.
Les résultats obtenus par les expériences failes sur le Pélican , s’appliquent àtout navire de formes semblables, mais de plus grandes ou de plus petites dimen-sions; si l’on prend la précaution de faire en sorte que les vitesses adoptées et