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Tome dixième.
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NAVIRES A VAPEUR.

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Les machines consistaient en deux cylindres oscillants verticaux, aveclappareil nécessaire.

Le diamètre des cylindres était l m 10,

Et la longueur de la course 0 m 9i8.

Les cames de détente étaient disposées de manière à pouvoir inter-rompre lintroduction de la vapeur à

0,08, 0,15,0,30, 0,50, 0,70, et 0,80 de la course du piston.

Le maximum de pression pendant les expériences na pas dépassél k 053 par centimètre carré au-dessus de latmosphère.

Le poids total des machines du Pélican , y compris leau des chau-dières, est de 80 tonneaux.

Les diamètres des hélices essayées étaient de 2 m 50,2 050 et l m 678, etelles forment ainsi une progression géométrique dont la raison est 1,22.

Expériences dd Pélican . Ces expériences avaient pour objet de déterminerlutilisation relative de toutes sortes dhélices propulsives, sur les navires de toutesdimensions, marchant avec toutes sortes de vitesses et sous des circonstancesvariées de vent et de mer, afin de déterminer le propulseur le mieux approprié àchaque navire. Un des objets principaux était de fixer la valeur du couple de rota-tion nécessaire à appliquer sur larbre de lhélice , pour faire faire à cet organe unnombre déterminé de révolutions; en supposant naturellement que le navire fût bienconnu, ainsi que les dimensions et la forme du propulseur. Ou bien encore , ayantdabord déterminé la loi du couple de rotation en fonction du nombre de révolutions,dassigner la valeur du couple élémentaire, cest-à-dire delà puissance employéependant une seule révolution par unité de temps ; et la solution de ce double pro-blème renferme évidemment lexplication de la question dans toute sa généralité.

Par lexpression utilisation , on entend le rapport de leffet utile à la puissancetransmise par larbre à lhélice, ou, en dautres mots, cest la raison de la puis-sance de la machine à la résistance de la marche, multipliée par la distance par-courue par le navire. Par conséquent cest comme le rapport de la puissance cal-culée par lindicateur à celle mesurée par le dynamomètre.

La valeur de ce rapport dépend, non-seulement des proportions de lhélice, maisde la dimension ainsi que de la forme du navire , et aussi de laction du vent et dela mer.

Les proportions de lhélice consistent dans le diamètre, la forme de la génératrice,le pas variable ou constant, la fraction du pas ou longueur dans le sens de laxe,et le nombre de bras ou dailes dont lhélice est composée.

Lutilisation est donc une fonction très-complexe du diamètre du propulseur, de.la forme de la génératrice, de la nature ou de la longueur du pas, de la longueurdans la direction de laxe, du nombre dailes, de la résistance éprouvée par la coquedu navire avec différentes vitesses, et de la forme de la partie immergée de lar-rière ; enfin de la vitesse du sillage ou du nombre de révolutions faites dans untemps donné par le propulseur.

Les résultats obtenus par les expériences failes sur le Pélican , sappliquent àtout navire de formes semblables, mais de plus grandes ou de plus petites dimen-sions; si lon prend la précaution de faire en sorte que les vitesses adoptées et