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Tome dixième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

relient ces colliers aux très-courts leviers P, dont les axes se prolongentà travers lappareil, pour recevoir sur le devant les manettes P' que lemécanicien peut aisément manœuvrer à la main.

Par cette disposition, on voit quil suffit dagir sur lune ou lautre deces manettes pour engager les tocs dans les dents du disque, et par suitefaire presser la griffe du manchon y, à droite ou à gauche de la coche dela douille r, d il résulte que les excentriques déplacées de la quantiténécessaire, obligent les tiroirs de distribution, auxquels ils communiquentpar les tringles v, v', à changer de position par rapport à celle du pistonà vapeur, ce qui détermine par suite le changement de marche.

On peut dailleurs aussi mouvoir les tiroirs à la main, à laide de lamanette particulière u qui est encore à la portée du mécanicien.

EXPÉRIENCES SUR LES HÉLICES.

En donnant dans le iv e volume de notre Recueil la description et lesdessins des hélices qui avaient été appliquées au premier navire leNapoléon, avec les moyens pratiques employés pour les exécuter, nousavons publié une notice historique sur les propulseurs héliçoïdes en géné-ral. Le Génie industriel a fait en outre connaître dune manière complèteles travaux de M. Delille qui, dès 1823, avait adressé un mémoire curieuxsur le mode de faire mouvoir les navires à laide dune hélice sub-mergée.

Nous croyons quil ne sera pas sans quelque intérêt pour plusieurs denos lecteurs de connaître les résultats dexpériences qui ont été constatéspar des ingénieurs de la marine, et les observations auxquelles ces expé-riences ont donné lieu, soit sur la vitesse, soit sur les dimensions de cespropulseurs, soit encore sur le recul, sur leffet utile obtenu, etc.

A cet effet, nous extrayons dun ouvrage tout récent de M. Paris , capi-taine de vaisseau (1), le résumé dun rapport très-volumineux adressé àM. le ministre de la marine par MM. Bourgeois et Moll, sur les expé-riences faites en 1847 et en 1848, à bord du navire à vapeur le Pélican ,à leffet de déterminer les relations quil est convenable de rétablir entrele diamètre, le pas, le nombre dailes et la longueur dune hélice pro-pulsive.

Le Pélican est un navire de 120 chevaux de force nominale , de 40 mè-tres de long, 6 m 80 de large; sa maîtresse section immergée est de 10 m ( f l9.Le déplacement de la carène pendant les expériences était de 258 ton-neaux.

Son arrière fut disposé de manière à y mettre une hélice aussi grandeque possible, celle de 2 in 50 de diamètre fut la plus grande quon putintroduire.

(1) Cet outrage intitulé : Traité de Vhélice propulsive , contient, en un gros volume in-'t° etdune part, la traduction de John Bourne, et de lautre le tracé, linstallation des hélices, et desconsidérations générales sur les navires à vapeur.