NAVIRES A VAPEUR. 127
Les valeurs moyennes des vitesses ainsi obtenues furent, avec la carène dégagéedu plan,
9', 5, 7', 7 et 6', 5;
Et si N est le nombre de coups de piston de la machine pendant le parcours,
t la durée du parcours en secondes,
Et r le rapport des engrenages,
Le nombre de révolutions n fait par l’hélice dans une seconde sera représentépar la formule
N rn— t .
Pour déterminer la vitesse à travers l’eau au moyen de celle relativement aurivage, le navire était alternativement essayé avec et contre le courant.
Et si a est l’avance de l’hélice dans l’eau, effectué à chaque révolution, il estclair que la valeur de cette quantité restera invariable, ou à peu près telle, que lenavire aille dans le sens du courant ou dans la direction inverse, autant qu’il n’y apas de vent.
Mettant alors
UU + a et U + 2 a
pour représenter les vitesses moyennes du courant pendant chaque parcours suc-cessif ;
Et », »' et n" les révolutions correspondantes de l’hélice par seconde,
Alors na,n' a et n" a représenteront les vitesses du navire, relativement à l’eau,pendant chaque parcours en question.
Et si nous désignons la vitesse absolue, ou la vitesse relativement au terrain, dechaque parcours par v, v', v", nous aurons
t) = «a±U,t)' — n/ a ± U ± aet v" = »" a ± U ± 2 a.
Nous trouverons d’après cela que la valeur de a est exprimée par l’équation
v -f- 2 v' + v"n -(- 2»' + n" ’
Et lorsque la distance dont l’hélice avance dans l’eau par seconde est connue, ilest facile de déterminer la vitesse du navire dans l’eau, par seconde ou par heure,ou multipliant l’avance par le nombre de révolutions de l’hélice faites dans uneseconde ou dans une heure.
Ces conclusions ne sont exactes que dans l’hypothèse où il y a un calme par-fait; mais ordinairement les navires sont plus ou moins exposés à l’action du vent,et cette influence ne saurait être annulée dans les expériences, en courant avec levent tantôt de l’avant tantôt de l’arrière : d’ailleurs, il n’arrive pas souvent que levent et le courant aient la même direction. MM. Bourgeois et Moll firent quelquesexpériences sur le Pélican pour déterminer l’effet des vents sur la marche et sur lecoefficient de recul ; et à l’aide de leurs données, ils ont construit une table quidonne, en fonction de la vitesse, les corrections propres à être appliquées au coef-ficient de recul, dans le cas de navires marchant à toute vitesse ou aidés ou con-trariés par des vents de différentes forces.