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Tome dixième.
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NAVIRES A VAPEUR.

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1er ; en ce qui concerne la grande vitesse et le plan résistant, ce sont celles relativesau vent, à limmersion et à la vitesse. Puis considérant chacune des séries dhé-lices du même diamètre, dun même nombre de branches et d une meme fractionde pas, on a tracé des courbes ayant les pas pour abscisses et les coefficients derecul pour ordonnées.

Le coefficient de recul est le rapport de la diminution de pas de lavance de lhé-lice au pas entier et réel du propulseur; ou, en dautres termes, cest le rapport dela quantité dont le navire avance à celle dont lhélice leût fait, si elle sétait muedans un écrou solide. On a aussi expliqué que le résultat des expériences faites surle Pélican est applicable à des navires de dimensions différentes, mais avec desvitesses variant comme la racine carrée de leurs dimensions linéaires.

Le recul est le même dans le cas de tous les navires de formes semblables, ayantdes hélices semblables aussi, et une résistance de carène proportionnelle aux carrésdes diamètres des différentes hélices.

Par hélices semblables on entend celles qui ont le même nombre dailes, la mêmefraction de pas et le même rapport du pas au diamètre ; et les carènes, ainsi que leshélices semblables sont simplement celles construites sur des échelles différentes,mais qui se ressemblent sous tous les autres rapports.

Prenant B 2 pour la maîtresse section immergée du navire,

Et D pour le diamètre de lhélice ;

B 2

exprimera le rapport de la maîtresse section immergée au carré du^iamètre

de lhélice S substituant à cette expression la lettre b ,

K 6 représentera le rapport entre la résistance de la carène par unité de vitesse etle carré du diamètre de lhélice, ou, en dautres mots, elle représentera la résistancerelative.

Si R désigne la résistance de la carène à la vitesse que lon considère,

Et K le coefficient de la résistance, de cette carène,

on a K ^

R

: B 2 V 2

K b

Mais, daprès les expériences sur la résistance de carène, K varie peu suivant lavitesse, et par conséquent, en posant

K B 2D 2

pour la même hélice,

Il est clair que la quantité K 6 et le recul qui lui répond varieront et augmente-ront avec la vitesse.

Cette variation du recul en fonction de la vitesse est à peine appréciable avec lessillages qui ne dépassent pas 7 nœuds, et il parait probable que la proportion crois-sante du recul, avec de grandes vitesses est due à un accroissement de résistanceplus grand que celui supposé par la loi ordinaire.

Ainsi, tandis quon observe une différence de 0,03 entre les reculs à petite et àgrande vitesse, cest-à-dire 6, 5 et 9, 5 nœuds, on remarque aussi entre les reculsà même vitesse de la simple carène et du plan résistant, des différences qui varientassez peu avec le pas de lhélice, et qui ont une valeur de 0,10 à 0,11.

Si on se base sur ce que le plan résistant produit un surcroît de résistance de 0,5

X, g