NAVIRES A VAPEUR.
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environ les deux tiers de la puissance directement appliquée à l’hélice sont utiliséspour la propulsion du navire , c’est-à-dire que la puissance mesurée par le dynamo-mètre sera environ les deux tiers de la puissance effective de la machine : tandisqu’avec les plus petits diamètres, tels que 4 m 372, ou les plus grandes résistancesrelatives, 0,55 de la force appliquée à l’arbre de l’hélice seront utilisées à la pro-pulsion, ou, en d’autres mots, la force mesurée par le dynamomètre sera, dans untel cas, environ la moitié de la puissance de la machine.
Le rapport de ces deux utilisations étant égal à 4,28, et la racine cubique4,28 étant à très-peu près 4,02, on en tirera cette conséquence, qu’à égalité de tra-vail dépensé par la machine, tel bâtiment qui atteindrait 44 nœuds de vitesse, avecun petit diamètre (celui qui répondrait à 1 m 872 du Pélican ), réalisera sensiblement42 nœuds avec un grand diamètre de 2“ 500. C’est une manière palpable d’exprimerla supériorité du grand diamètre.
VALEUR DU COUPLE ÉLÉMENTAIRE DE ROTATION.
La discussion de l’utilisation des propulseurs béliçoïdes ne serait pas complète sinous n’entrions pas dans quelques détails sur les lois du couple élémentaire de rota-tion H capable de produire une révolution de l’hélice par seconde.
Ce couple désigné par Ce, dépend du nombre d’ailes, et, à égal nombred’ailes, il doit croître avec la résistance, ainsi qu’avec le diamètre, la fraction depas et le pas.
En comparant les valeurs de Ce prises dans les expériences, ou, ce qui revientau même, la valeur que P prend à la vitesse de 9,5 nœuds avec la carène simple,et 6,5 avec le plan résistant, on voit que Ce n’augmente pas beaucoup plus que42,5 pour 0/0 avec une différence de 50 pour 0/0 dans la résistance du navire.
Un accroissement dans la résistance a, pour résultat le plus apparent, une aug-mentation de recul. Le couple élémentaire de rotation ne varie que peu avec leschangements de résistance, et par suite il n’y a pas une grande différence dans lenombre de révolutions de l’hélice, mais d’une dimension plus grande ou plus petite,et où les vitesses prises pour comparaisons sont comme les racines carrées desdimensions linéaires des bâtiments respectifs, la valeur du couple élémentaire derotation variera comme la puissance cinquième des diménsions linéaires de la carèneou de l’hélice.
Cette rotation sera également applicable quand les formes des navires ne sont passemblables, pour que les dimensions linéaires des hélices soient, l’une par rapportà l’autre , comme les racines carrées des résistances totales par unité de vitesse, etle couple élémentaire variera dans un tel cas, comme la puissance cinquième del’une des dimensions linéaires de l’hélice.
CONCLUSIONS GÉNÉRALES.
Non-seulement l’utilisation d’une hélice augmente avec son diamètre, quand larésistance relative diminue, mais les rapports du pas au diamètre, et les fractionscorrespondantes du pas varient avec la résistance relative : le premier diminuequand celle-ci augmente, et la fraction du pas suit une marche inverse.
Les éléments qui concourent à réaliser les utilisations maxima et maximorum,dans le cas du Pélican , sont montrés sur la table suivante :