NAVIRES A VAPEUR.
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NAVIRES A HÉLICE SCR LES CANAUX.
La propulsion sur les canaux fut une des premières applications de l’hélice ; maisquoiqu’elle soit en usage en Amérique et sur le continent de l’Europe , elle n’a pasencore été adoptée en Angleterre. Cependant je ne crois pas que ce mode de propul-sion mérite autant de préférence que d’autres procédés qui pourraient être intro-duits, et qu’il soit souvent adopté, surtout quand les canaux ont peu de largeur.Toutefois il sera utile de récapituler quelques-uns des résultats obtenus par cetteapplication, et j’expliquerai ensuite comment je crois que la propulsion par lavapeur sur les canaux peut être effectuée d’une manière plus avantageuse qu’avecl’hélice.
Les meilleures dispositions adoptées sur les canaux sont celles avec deux hélices,quelquefois placées à l’avant, mais le plus souvent à l’arrière. Un exemple de l’undes arrangements les plus simples d’une machine appliquée à deux hélices se trouvedans l'appareil du bateau français l’Étoile.
Ce bateau a 24“70 de long sur le pont, et 4“69 de largeur.
Son tirant d’eau est 1 m 00, et sa maîtresse section immergée est 3,199 mètrescarrés.
Sa machine a un cylindre de 0“ 374 de diamètre et 0 m 445 de course.
Elle est à condensation, et la pression de la vapeur est de 2^ par centimètrecarré.
Une hélice est placée de chaque côté de l’arrière dans les façons, et chacune semeut à l’opposé de l’autre : leurs arbres sont pris dans les engrenages afin de tour-ner à l’envers l’un de l'autre, et en même temps de donner à la tige du piston uneposition verticale; les roues agissent de la même manière que le mouvement paral-lèle de Cartwright.
Le diamètre de l’hélice est de 1 m 60 et le pas 3 m 40.
La détente commence dans les cylindres après les trois quarts de sa course, et lamachine fait de 60 à 80 révolutions par minute.
D’après quelques expériences faites sur le canal d’Arles en France , pour savoirs’il y avait avantage à embarquer les marchandises sur le navire lui-même, ou à lesfaire remorquer dans des barques séparées, il fut conclu qu’il était plus avantageuxde les placer dans le bâtiment.
Deux barques, chargées chacune de 210 tonneaux de charbon, furent attachéesà l’Étoile, servant de remorqueur; mais alors le recul de l’hélice augmenta beau-coup, et s’éleva jusqu’à 70 p. 0/0; tandis que celui de l’Étoile seule, lorsqu’ellene remorquait rien, était sur le même canal seulement de 30 p. 0/0, et il futreconnu qu’avec un navire à hélice bien disposé, et chargé de 200 tonneaux, lerecul n’excéderait pas 35 à 40 p. 0/0.
Il est hors de doute que lorsqu’il y a une profondeur d’eau suffisante, la résis-tance est moindre quand la cargaison est embarquée à bord d’un vapeur de con-struction convenable, que lorsqu’elle est placée dans des barques qu’il est chargé deremorquer, parce qu’avec le même appareil propulseur, il y a plus de recul enremorquant. Mais la quantité de marchandises qu’un vapeur peut prendre sur uncanal ordinaire est trôs-pelite, et il devient plus dispendieux d’avoir de nombreuxbateaux séparés, que de traîner une longue suite ; dè barques.
« Les résultats d’expériences faites ii y a quelques années sur le canal Paislev,