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Tome dixième.
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NAVIRES A VAPEUR.

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NAVIRES A HÉLICE SCR LES CANAUX.

La propulsion sur les canaux fut une des premières applications de lhélice ; maisquoiquelle soit en usage en Amérique et sur le continent de lEurope , elle na pasencore été adoptée en Angleterre. Cependant je ne crois pas que ce mode de propul-sion mérite autant de préférence que dautres procédés qui pourraient être intro-duits, et quil soit souvent adopté, surtout quand les canaux ont peu de largeur.Toutefois il sera utile de récapituler quelques-uns des résultats obtenus par cetteapplication, et jexpliquerai ensuite comment je crois que la propulsion par lavapeur sur les canaux peut être effectuée dune manière plus avantageuse quaveclhélice.

Les meilleures dispositions adoptées sur les canaux sont celles avec deux hélices,quelquefois placées à lavant, mais le plus souvent à larrière. Un exemple de lundes arrangements les plus simples dune machine appliquée à deux hélices se trouvedans l'appareil du bateau français lÉtoile.

Ce bateau a 2470 de long sur le pont, et 469 de largeur.

Son tirant deau est 1 m 00, et sa maîtresse section immergée est 3,199 mètrescarrés.

Sa machine a un cylindre de 0 374 de diamètre et 0 m 445 de course.

Elle est à condensation, et la pression de la vapeur est de 2^ par centimètrecarré.

Une hélice est placée de chaque côté de larrière dans les façons, et chacune semeut à lopposé de lautre : leurs arbres sont pris dans les engrenages afin de tour-ner à lenvers lun de l'autre, et en même temps de donner à la tige du piston uneposition verticale; les roues agissent de la même manière que le mouvement paral-lèle de Cartwright.

Le diamètre de lhélice est de 1 m 60 et le pas 3 m 40.

La détente commence dans les cylindres après les trois quarts de sa course, et lamachine fait de 60 à 80 révolutions par minute.

Daprès quelques expériences faites sur le canal dArles en France , pour savoirsil y avait avantage à embarquer les marchandises sur le navire lui-même, ou à lesfaire remorquer dans des barques séparées, il fut conclu quil était plus avantageuxde les placer dans le bâtiment.

Deux barques, chargées chacune de 210 tonneaux de charbon, furent attachéesà lÉtoile, servant de remorqueur; mais alors le recul de lhélice augmenta beau-coup, et séleva jusquà 70 p. 0/0; tandis que celui de lÉtoile seule, lorsquellene remorquait rien, était sur le même canal seulement de 30 p. 0/0, et il futreconnu quavec un navire à hélice bien disposé, et chargé de 200 tonneaux, lerecul nexcéderait pas 35 à 40 p. 0/0.

Il est hors de doute que lorsquil y a une profondeur deau suffisante, la résis-tance est moindre quand la cargaison est embarquée à bord dun vapeur de con-struction convenable, que lorsquelle est placée dans des barques quil est chargé deremorquer, parce quavec le même appareil propulseur, il y a plus de recul enremorquant. Mais la quantité de marchandises quun vapeur peut prendre sur uncanal ordinaire est trôs-pelite, et il devient plus dispendieux davoir de nombreuxbateaux séparés, que de traîner une longue suite ; barques.

« Les résultats dexpériences faites ii y a quelques années sur le canal Paislev,