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Tome dixième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

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semblèrent montrer, dit M. Bourne, que des bateaux de canal étaient plus facile-ment remorqués au galop quau trot, et portèrent quelques personnes à conclure,que leur résistance naugmentait pas avec la vitesse, mais que par leffet elle devaitdiminuer. »

Les expériences faites par M. Morin sur plusieurs canaux de France ne confir-ment nullement cette hypothèse, et il a trouvé que dès que la vitesse reste uni-forme, la résistance augmente comme la maîtresse section immergée, et comme lecarré de la vitesse.

Cependant, il est reconnu que sur des canaux étroits et peu profonds, la résis-tance est plus grande à petite quà grande vitesse; car la vague occasionnée par lebateau marche avec une célérité déterminée, qui dépend surtout de laire du canal,et si le bateau ne va pas aussi vite quelle, il élève une suite de vagues qui fontdépenser inutilement beaucoup de force.

Toutefois, sur les canaux larges et profonds, la hauteur de la vague est moindre,et la vitesse de translation est plus grande, de sorte que le bateau ne peut la rat-traper, et même, sil le fait, il y a peu de différence dans le résultat. Sur lescanaux ordinaires, toutes choses étant égales, la résistance varie à peu près commela section immergée et comme le carré de la vitesse, ainsi que la trouvé M. Morin.Mais si le canal est étroit ou le sillage très-rapide, le bateau sera en partie élevéau-dessus de leau et sa maîtresse section sera diminuée.

La résistance éprouvée par un bateau sur un canal, est plus grande que celleéprouvée en grande eau, mais la quantité dont elle augmente relativement à lavitesse , varie suivant laire de la section du canal ou plutôt suivant son rapport àcelle du bateau.

Sur les canaux dune petite surface de section, la force de traction nécessaireaugmente dabord relativement à la vitesse, elle diminue ensuite et saccroît de nou-veau si la marche devient encore plus rapide.

Avec certaines vitesses, la résistance dun bateau fin et léger, remorqué par deschevaux, est plus forte sur un grand canal que sur un petit ; mais celle dun bateaulourdement chargé est toujours plus grande sur un canal étroit et peu profond. Celaest clairement montré par la table suivante, sont portées les résistances éprouvéespar lÉtoile en grande eau et sur des canaux de sections différentes.

LIEUX DES EXPÉRIENCES.

Section

du canal

en

mètres

carrés.

Rapportde iasectiondu canalà cellede lapartie im-mergéedu

bateau.

Recul

de

l'hélice

(p.ico;.

Puis-sance dé-veloppéepar lamachine

en

chevaux.

Vitesse

du navire

par

heure

en

statnlemiles ().

Résistanceen kilog. surun mètrecarié de lamaîtresse sec-tion à lavitessede

un mètre parseconde.

Rade du Havre.

19

17.0

7.8

7k85

Canal dArles.

36.714

11.5

30

17.7

6.2

12.98

Canal de Beaucaire .

26.597

8.3

30

15.8

6.0

43.76

Canal latéral de la Loire...

19.799

6.2

40

14.9

4.5

25.39

Canal de Briare .

11.000 à 13.000

3, 4 à 4

3.6

»

(*) Le statnle mile est de 69.12 au degré ; il équivaut à 1.609 kilomètre, ou 0.808 mille marin.