153
cette circonstance par divers constructeurs, et particulièrement parM. Whitworth, qui en a fait l’application à une petite machine à raboterdu genre de celle-ci, il y a déjà quelques années.
On pourrait citer aussi la plupart des machines à mortaiser qui sontdisposées d’après ce principe.
La fïg. l ro est une élévation extérieure de la machine, du côté de laplate-forme qui reçoit la pièce soumise au travail de l’outil ; cette partieest néanmoins représentée en coupe, suivant la ligne 1-2, pour laisservoir la disposition des mâchoires d’étau et de leur mouvement;
La fig. 2 est une projection horizontale, complètement extérieure ;
La fig. 3 représente la machine en élévation, parallèlement au mouve-ment de l’outil, du bout opposé à la commande principale ;
La fig. 4 est une section transversale passant par l’axe 3-4 de la chapequi reçoit le burin. On a supposé sur cette figure que l’on ait placé sur lamachine une pièce ronde pour être façonnée ou cannelée ;
Les figures suivantes représentent différents détails dont on recon-naîtra la construction, en lisant la description même de la machine.
Disposition d’ensemble. — Toutes les pièces qui composent l’outilsont fixées sur un bâti en fonte A, qui a la forme d’une table à peu prèscarrée, et dont les pieds vont en s’évasant à la partie inférieure pourdonner à toute la machine une stabilité convenable.
La pièce à travailler B se place entre les mâchoires mobiles d’un établien fonte C qui peut s’élever verticalement à volonté sur l’une des facesdu bâti afin de se mettre à proximité de l’outil, suivant l’épaisseur ou laforme particulière de la pièce B, et pour effectuer les passes successives.
L’outil D est un burin taillé à la manière ordinaire des machines àplaner, soit en bec-d’âne ou en grain d’orge, suivant la nature du travail.
Il est monté dans une chape E, elle-même fixée après un coulisseau Fqui reçoit un mouvement horizontal, rectiligne alternatif, au moyen d’unebielle G ; celle-ci est assemblée par un bouton après un plateau ou man-drin-manivelle H animé d'un mouvement circulaire continu, qui lui estcommuniqué par des engrenages prenant leur mouvement primitif del’arbre moteur I sur lequel est monté un cône J. La machine est disposée,par conséquent, pour être mise en mouvement mécaniquement par lemoteur qui fait mouvoir toute la transmission de l’atelier.
En examinant avec attention de quelle façon le porte-outil ou plutôt lecoulisseau F est disposé, on peut voir qu’il est possible de l’incliner suivantun certain angle par rapport au plan de la table ou bâti A ; d’où il ré-sulte que l’on peut raboter en coin ou en cône suivant que la pièce estformée de faces droites ou courbes. On peut ainsi tailler des pignons d’en-grenages coniques, ou faire des cannelures sur un cône en se servant tou-tefois d’une disposition particulière indiquée fig. 4, et que nous explique-rons plus loin.
Cette propriété d’incliner le porte-outil à volonté est due à son ajuste-