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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
planche spéciale du 5 e vol. ; le tour ingénieux de M. Deshayes que nousavons déjà publié tome 6, et sa plate-forme à tailler les roues héliçoïdesque nous ne tarderons pas à décrire, etc., etc.
Les outils construits par M. Whitworth, sont arrivés à un degré deperfection tel qu’il a été placé à ce sujet, en tête de l’exhibition anglaisepar le jury international.
Après lui viennent divers constructeurs parmi lesquels nous avonsremarqué MM. Smith, Beacoch et Tannett de Leeds, dont nous avonsrelevé la machine à raboter les métaux que nous donnons aujourd’hui(pl. 10 e ).
Cette machine est destinée au même service que l’étau limeur deM. Décoster, dont nous avons donné les détails dans le 5 me vol. de laPublication Industrielle.
La même planche contient un outil à mortaiser verticalement que nousavons emprunté à la collection exposée par MM. Ducommun et Dubiedde Mulhouse .
Cette dernière machine d’une bonne construction, comme tous les outilsqui sortent de cette honorable maison, repose sur un principe que nousavons indiqué depuis longtemps et qui a été mis en pratique dans l’année1836 par M. Cartier, ancien constructeur de moulins à blé à Paris .
La Société d’encouragement, à la suite d’un rapport sur les outils desgrands ateliers de construction, a inséré dans le 41 me vol. de son bulletin,les documents que nous lui avions communiqués à ce sujet, et qui nous ontvalu une médaille d’or de l rc classe.
DESCRIPTION DE LA MACHINE A RABOTER DE MM. SMITH, BEACOCH ET TANNETT, :
REPRÉSENTÉE SUR LES FIG. i A 10 DE LA PL. 10.
Cette machine, ainsi que les étaux limeurs qui l’ont précédée, est des-tinée au rabotage et au façonnage de petites pièces pour lesquelles lesgrandes machines à raboter seraient nécessairement d’un usage beaucoupmoins commode, et dont les dimensions ne se prêteraient pas facilementà les recevoir.
Elle doit remplacer le travail au burin en y ajoutant le fini de la limepar la régularité qu’elle permet d’obtenir. En raison même de la faibleétendue des surfaces qu’elle produit, et relativement au peu d’importancedu travail qui doit être accompli, par conséquent, dans un temps assezcourt, le montage de la pièce sur la machine doit se faire très-prompte-ment et avec autant de facilité que s’il s’agissait de la fixer entre les mâ-choires d’un étau, comme dans le travail à la main.
Le but que l’on s’est aussi proposé d’atteindre en combinant ce genred’outils est d’obtenir de très-petites courses, et par un mécanisme quin’occasionne pas de temps perdu pour chaque période du va-et-vient.C’est jusqu’à présent le mouvement de la bielle qui a été adopté dans