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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
Huguet, et qu’ils ont décrite dans leur brevet d’invention du 26 avril 1853, et quenous avons dessinée dans notre planche 11 e .
Tels sont sommairement les caractères principaux des systèmes depresses lithographiques mécaniques imaginés jusqu’en 1853. On peut yreconnaître quelques types généraux qui sont arrivés plus ou moins prèsdu but, et à la suite desquels on est arrivé à se rapprocher du système despresses mécaniques destinées à la typographie, dont il a fallu modifiercertaines fonctions telles que la pression et l’encrage pour les accorderavec le nouveau genre de travail à effectuer, et auxquelles on a dû ajouterun appareil mouilleur, ainsi qu’on le reconnaîtra par la description de lapresse Huguet et Vaté.
Ces types sont :
1° Les presses dans lesquelles la pierre lithographique est remplacéepar un cylindre de même matière. Telles sont les presses de MM. Lache-vardière, Villeroy, Kocher, Kaltenbach et Lamirelle.
2° Celles dans lesquelles la pierre conserve sa forme plate (ou n’est queconvexe en conservant ses dimensions ordinaires) et marche autour d’unaxe pour se présenter à l’action successive du mouillage, de l’encrage etde l’impression. Tels sont les systèmes de MM. Progin, Lacroix (1846),Brandon et Laneuville.
3° Les presses dans lesquelles la pierre plate est, comme dans lespresses à bras, animée d’un mouvement de va-et-vient sous un râteau.Telles sont les machines de M. de Labarrussias (1842), de M. et M me Salo-mon, de M. Nicolle, etc.
4° Enfin la meilleure disposition est celle à laquelle on a le moins songé,des machines opérant la pression sur la pierre plate, au moyen d’un cy-lindre, comme dans les presses ordinaires à cylindre ou les presses méca-niques typographiques. C’est le cas d’une des machines de M. Lachevar-dière, de celle de M. Perrot, et enfin de celle de MM. Huguet et Vaté,ainsi que l’on verra par le dessin et la description que nous en donnons.
DESCRIPTION DE LA PRESSE MÉCANIQUE A LITHOGRAPHIERREPRÉSENTÉE DANS LA PL. 11.
La fig. l re représente une élévation longitudinale de la presse méca-nique de MM. Vaté et Huguet.
La fig. 2 e en est un plan vu par-dessus.
La fig. 3 e , une section longitudinale partielle.
Enfin la fig. 4 e , une coupe transversale trichée suivant 1-2-3-4.
Marche du chariot et du cylindre. — La machine se composed’un bâti A dont les deux montants sont réunis par des traverses A' quiservent à supporter diverses pièces du mécanisme.
L’arbre moteur C, qui porte les poulies D dont une est fixe et l’autrefolle, et de plus le volant D', est supporté par l’un des montants A et un