PRESSE LITHOGRAPHIQUE MÉCANIQUE. 171
Mais lorsque le chariot est arrivé à l’extrémité de sa course, le cylindres’est arrêté, et les cames k 2 n’agissent plus, puisque les mouilleurs doiventêtre assez bas pour mouiller la pierre qui revient. Cependant il est néces-saire que le mouillage demeure encore un moment soulevé, pour qu’il netouche pas la table d’encrage H. A cet effet, sous le chariot se trouventdes galets o, qui portent sur des leviers </ dont l'autre bout soulève mo-mentanément les cylindres mouilleurs par des tiges o 2 , et les laisse re-tomber à temps pour qu'ils soient touchés par la pierre.
La table H que supporte le bout du chariot F voyage entre les rou-leaux M M / et l'encrier O (fig. 5). Cet encrier est disposé comme ceux despresses typographiques. L’encre est contenue dans une boîte O d’un côtéde laquelle tourne un cylindre P, au contact de cette encre. Le cylindre Preçoit son mouvement au moyen de poulies à gorge p fixées sur son axe,et que commandent par une corde d’autres poulies p' sur l’arbre moteur.Des tendeurs p 2 sont montés sur un support fixé au bâti.
Un rouleau preneur q prend l’encre du cylindre P et la transporte surla table II. Ce rouleau q est porté par des bras de levier fixés sur unarbre q' qu’actionne une came Q en agissant sur un autre bras q 2 .
L’encre, déposée ainsi sur la table II, est étalée par des rouleaux broyeursR, disposés obliquement, avant d’arriver à ceux M et M' qui encrent lapierre.
Prise de la feuille. Pointage. — Le cylindre 1 porte à sa circon-férence (voyez fig. 3) une pince formée par deux petits leviers r, dont unbout sert à presser sur la feuille, au moyen d’un ressort qui tend à sou-lever l’autre bout. Le plus grand bras de ces petits leviers est arrondi, etquand ils arrivent, par la rotation du cylindre, à la position qu’ils occu-pent, dans la fig. 3, ils viennent butter sous des pièces s qui appuientdessus en comprimant leurs ressorts et ouvrent la pince qui peut recevoirune nouvelle feuille.
Les pièces s sont fixées sur une tige s' rappelée par un ressort à boudin.Le bout de cette tige s’attache à un levier coudé s 2 dont l’autre bras serelie à un bras de levier t de l’arbre cP. Il en résulte qu’au moment où legalet / fait osciller cet arbre par la tringle e', la tige s' est tirée dans lesens de sa longueur par le levier coudé s 2 . Les buttoirs « sont ainsi dé-placés latéralement et laissent échapper la pince r qui, sollicitée par sesressorts, saisit le papier que lui présente le margeur. Une espèce de grille Tguide et maintient la feuille dans sa marche.
Le ressort à boudin ramène ensuite les buttoirs s à leur position primi-tive, de sorte que, le cylindre ayant achevé sa course, la pince r rencontreces pièces de nouveau et s’ouvre.
La pointure U reçoit son mouvement en même temps d’un levier t'thé également sur l’arbre (P, et qui se relie par une tringle P au levier ufie la pointure.
Mise en marche et arrêt de la machine. — Le débrayage s’opère
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