PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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au moyen d’un levier V à la portée du margeur. Ce levier transmet pardes renvois de mouvement, au moyen de petits leviers coudés, un mouve-ment latéral à la fourchette v, qui guide la courroie de la poulie fixe à lapoulie folle.
Cette machine est desservie de la même manière qu’une presse typo-graphique, par le margeur et un enfant qui reçoit les feuilles.
Les inventeurs ont déjà construit plusieurs de ces machines, dontquelques-unes fonctionnent chez M. Paul Dupont, où elles donnent d’exce 1 -lents résultats.
MACHINE A GLACER LE PAPIER
PAR MM. "B AVI. DUPONT ET DIRSTIAME.
Le glaçage du papier est devenu une opération très-fréquente aujour-d’hui, surtout en raison des nombreux ouvrages qui s’impriment avecluxe et souvent avec des gravures dans le texte.
On sait que l’appareil ordinaire en usage dans les imprimeries se com-pose de deux cylindres entre lesquels on fait passer un certain nombrede feuilles entre deux lames de zinc ou de cuivre; on donne aux rouleauxun mouvement de rotation à droite et à gauche, alternativement, afin queles feuilles soumises au glaçage se présentent plusieurs fois à la pressiondes cylindres.
Outre que ce système est peu expéditif et difficile à appliquer au moyend’un moteur mécanique, à cause du mouvement alternatif des cylindres,il a le grave inconvénient de ne produire qu’un travail irrégulier at-tendu que, sur le nombre de feuilles de papier placées entre les pla-ques du zinc, celles qui occupent le milieu de la masse ne sont pas atteintespar l’action des cylindres. On obvie, il est vrai, à cette difficulté, enchangeant les feuilles de place, et en répétant l’opération plusieurs fois.Mais on n’a toujours à sa disposition qu’un procédé imparfait.
La machine à glacer pour laquelle MM. Paul Dupont et Derniame vien-nent de se faire breveter présente sur les précédentes cet avantage incon-testable qu’elle opère d’une manière continue et feuille par feuille.
Elle se compose de deux cylindres animés, mécaniquement , d’un mou-vement de rotation continu. Leurs circonférences sont garnies d’unefeuille de zinc qui remplace précisément les plaques de l’ancien procédé.Il suffit alors de disposer les feuilles de papier sur une table à marger,d’où elles sont prises et conduites aux cylindres par un système de cor-dons, toujours comme dans les presses typographiques.