HUILERIE.
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sac s’y trouve également. L’usine possède, en outre, de vastes réservoirspour l’huile brute, un magasin d’épuration et un atelier de tonnellerie.Il est également nécessaire d’avoir des magasins très-spacieux pour fairede grandes provisions de graines, non-seulement en raison de la produc-tion journalière de l’usine, mais encore au point de vue de l’économiecommerciale.
Distribution et criblage des graines. — Les graines destinéesà être travaillées immédiatement sont déposées sur le deuxième plancher,à l’étage où s’ouvre la trémie ; elles peuvent en occuper toute la surfaceet s’élever jusqu’à près d’un mètre de hauteur ; pendant que la graineséjourne, tant sur ce plancher que dans les autres magasins, la masse doitêtre pelletée chaque jour pour renouveler l’air à l’intérieur et éviter lesdétériorations. On emploie pour ce travail des hommes qui, au moyen depelles, déplacent le tas de graine et produisent pour la masse généraleun déplacement dans le sens de la longueur du plancher de 1 mètre à1 mètre 50.
Les planchers de l’usine comme ceux des magasins doivent être con-struits avec une très-grande solidité à cause du poids des graines dont onles charge. Si nous admettons, ce qui a effectivement lieu le plus souvent,que la couche de graine forme une épaisseur de 80 centimètres, c’estalors environ 510 à 520 kilogrammes par mètre carré que supporte leplancher.
La trémie A reçoit la quantité de graine qui doit correspondre à peuprès à une fabrication d’une journée de 2i heures ; elle doit être aussid’une très-grande solidité, attendu que ce poids est d’environ 25 à30,000 kilogr., selon l’importance que nous supposons à l’usine qui nousoccupe.
Cette trémie laisse écouler la graine par sa partie inférieure sur uncrible rectangulaire B qui est formé d’un fond plein au-dessus duquel setrouve un grillage en fils de fer, assez serrés pour ne laisser passer que lagraine ; les corps plus gros tombent au bas du crible, et la graine, passantau travers, glisse sur le fond plein qui est ouvert à sa partie inférieure,au-dessus de la trémie t du comprimeur.
On donne au crible un petit mouvement de vibration pour forcer lagraine à passer au travers du tamis.
Il y a des usines dans lesquelles on fait usage de tarares-ventilateurs,comme dans les moulins, afin de mieux cribler la graine et en extraire lapoussière, la paille et les matières étrangères. Ce sont des appareils très-simples qui se placent au-dessous de la grande trémie, et que l’on faitfonctionner par le moteur même.
Écorçage et compression des graines. — Le concasseur ou le com-primeur proprement dit est à très-peu près semblable à celui que nousavons décrit dans le troisième volume pour le blé ; il se compose de deuxrouleaux en fonte tournés C C' montés sur des paliers mobiles qui per-