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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
que la charge est terminée, attendu que le temps nécessaire à cette opé-ration correspond à celui qu’il faut à la presse pour produire son effet.
Tous ces détails seront rendus sensibles par la description spéciale quenous donnons plus loin sur ces divers appareils, ainsi que par les dessinspl. 13 et 14.
L’huile qui s’écoule de chaque presse en travail est reçue dans desespèces de petits bassins h et delà est conduite par des rigoles spéciales ipratiquées dans le sol, à une ou deux citernes I, d’où on l’enlève successi-vement au moyen des pompes aspirantes et élévatoires J, qui l’envoientdans de grands réservoirs en tôle que notre dessin n’a pas permis de mon-trer. Ce sont du reste de simples cuves cylindriques de trois à quatremètres de diamètre sur cinq à six mètres de hauteur, reposant sur desmassifs en maçonnnerie et munies de robinets à leur partie inférieure.Comme ces cuves sont en communication, si on le juge à propos, on peutles vider ensemble ou séparément, à volonté. L’huile est prise par le baspour être mise en fûts, ou envoyée directement à l’épuration.
La graine contenue dans chaque sac forme en sortant de la presseune masse compacte que nous avons dit s’appeler tourte ou tourteau;ceux qui proviennent de cette première pressée ou froissage, ont la formed’un trapèze de quatre ou cinq centimètres d’épaisseur sur 50 de lon-gueur, et environ 15 et 20 centimètres pour les deux bases.
Seconde opération dite de rebat. — Ces tourteaux sont réduitsen menus morceaux à l’aide d’une masse et portés ainsi au deuxième jeude meule pour faire ce que l’on nomme le rebat; ce travail est lemême que le premier ; il a aussi pour objet de réduire en poudre lesmorceaux de tourteaux et en retirer encore une certaine quantitéd’huile. Après cette seconde trituration la pâte qui en résulte est traitéede la même façon que précédemment, par quatre autres chauffoirs, puismise en sacs et soumise de nouveau à l’action de presses analogues, maisqui diffèrent des premières par une pression beaucoup plus énergique.
Les tourteaux résultant du rebat n’ont guère que 12 à 15 millimètresd’épaisseur et sont naturellement beaucoup plus durs que les premiers.
Comme leurs bords présentent généralement une agrégation peu con-sistante, on est obligé de les rogner avant de les emmagasiner pour êtrede là livrés à l’agriculture.
On fait usage du tourteau dans certaines contrées pour la nourrituredes animaux domestiques, et aussi pour la culture même du colza auquelil sert d’engrais ; quelques fabriques possèdent à cet effet des machinesà concasser ou briser les tourteaux.
Ces machines se composent généralement de cylindres en fonte armésde dents angulaires, et animés d’un mouvement de rotation continu. Ilest évidemment plus avantageux pour les agriculteurs de recevoir ainsile tourteau réduit en menus morceaux.
Commande générale des appareils. — Le moteur de toute l’usine