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Tome dixième.
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HUILERIE.

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est une machine à vapeur à balancier du système de Woolf, à deuxcylindres MM' et à condensation, dune puissance de 35 chevaux, pouvantaisément aller à 40. Elle doit faire 20 à 22 tours par minute en raison dela disposition des engrenages pour donner aux meules la vitesse corres-pondante au produit total et journalier de la fabrication.

Nous navons rien de particulier à décrire au sujet de cette machine enayant déjà publié plusieurs semblables avec tous les détails nécessairesdans les volumes précédents. Il en est de même des générateurs aunombre de deux qui forment ensemble une puissance de 50 chevaux.Cette machine et ces chaudières sont logées dans un pavillon séparé dureste de lusine; son arbre moteur porte entre le volant V et le mur deséparation, une grande roue dengrenage K qui donne le mouvement àune seconde plus petite L montée directement sur larbre horizontal a,lequel commande les deux jeux de meules, par les deux paires de rouesdangle b, b'. Cet arbre qui se prolonge sur toute la largeur de lusineest porté aux extrémités par des paliers logés dans les murailles, et prè-des pignons dangles, par des arcs ou fortes traverses en fonte O, à largespatins boulonnés solidement dun côté au mur latéral, de lautre aux mon-tants ou pilastres en chêne P.

Une troisième roue droite N qui engrène avec la précédente L, met enmouvement le concasseur CC' sur lun des cylindres duquel elle est montée.

Les axes à manivelles des pompes dinjection H sont commandés parun arbre horizontal / au moyen des roues droites g et g'. Comme cesappareils absorbent une très-grande force, on doit autant que possible lesrapprocher du moteur afin de raccourcir les arbres de transmission ; aussilorsque lemplacement le permet, larbre / nest autre que le prolonge-ment de celui a, ce qui évite les renvois de mouvement.

Nous navons pas pu remplir ici ces conditions, dans lobligationnous étions de ramener pour ainsi dire tous les appareils dans un mêmeplan afin de les rendre aussi apparents que possible. On devra donc sup-poser que le mouvement est communiqué aux axes des pompes par unarbre intermédiaire prenant lui-même sa commande sur larbre principalpar des roues dangle.

Les autres appareils à faire mouvoir sont :

Les mouvets des chauffoirs F, lesquels sont rapportés à la partie infé-rieure dun axe vertical mf qui est retenu vers le haut par une chaise enfonte appliquée contre le poteau P, et se termine par un pignon danglequi engrène avec une roue semblable montée sur larbre de couche j quelon prolonge de la quantité nécessaire afin de commander à la fois tousles mouvets. Cet arbre reçoit lui-même son mouvement de larbre a parune courroie qui passe sur la poulie e;

Les pompes J à élever lhuile, dont les pistons sont assemblés par arti-culation aux tringles dexcentriques circulaires /; ceux-ci sont ajustés surlaxe n qui, porté par des chaises de fonte adossées aux murs, reçoit aussi