HUILERIE.
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est une machine à vapeur à balancier du système de Woolf, à deuxcylindres MM' et à condensation, d’une puissance de 35 chevaux, pouvantaisément aller à 40. Elle doit faire 20 à 22 tours par minute en raison dela disposition des engrenages pour donner aux meules la vitesse corres-pondante au produit total et journalier de la fabrication.
Nous n’avons rien de particulier à décrire au sujet de cette machine enayant déjà publié plusieurs semblables avec tous les détails nécessairesdans les volumes précédents. Il en est de même des générateurs aunombre de deux qui forment ensemble une puissance de 50 chevaux.Cette machine et ces chaudières sont logées dans un pavillon séparé dureste de l’usine; son arbre moteur porte entre le volant V et le mur deséparation, une grande roue d’engrenage K qui donne le mouvement àune seconde plus petite L montée directement sur l’arbre horizontal a,lequel commande les deux jeux de meules, par les deux paires de rouesd’angle b, b'. Cet arbre qui se prolonge sur toute la largeur de l’usineest porté aux extrémités par des paliers logés dans les murailles, et prè-des pignons d’angles, par des arcs ou fortes traverses en fonte O, à largespatins boulonnés solidement d’un côté au mur latéral, de l’autre aux mon-tants ou pilastres en chêne P.
Une troisième roue droite N qui engrène avec la précédente L, met enmouvement le concasseur CC' sur l’un des cylindres duquel elle est montée.
Les axes à manivelles des pompes d’injection H sont commandés parun arbre horizontal / au moyen des roues droites g et g'. Comme cesappareils absorbent une très-grande force, on doit autant que possible lesrapprocher du moteur afin de raccourcir les arbres de transmission ; aussilorsque l’emplacement le permet, l’arbre / n’est autre que le prolonge-ment de celui a, ce qui évite les renvois de mouvement.
Nous n’avons pas pu remplir ici ces conditions, dans l’obligation oùnous étions de ramener pour ainsi dire tous les appareils dans un mêmeplan afin de les rendre aussi apparents que possible. On devra donc sup-poser que le mouvement est communiqué aux axes des pompes par unarbre intermédiaire prenant lui-même sa commande sur l’arbre principalpar des roues d’angle.
Les autres appareils à faire mouvoir sont :
Les mouvets des chauffoirs F, lesquels sont rapportés à la partie infé-rieure d’un axe vertical mf qui est retenu vers le haut par une chaise enfonte appliquée contre le poteau P, et se termine par un pignon d’anglequi engrène avec une roue semblable montée sur l’arbre de couche j quel’on prolonge de la quantité nécessaire afin de commander à la fois tousles mouvets. Cet arbre reçoit lui-même son mouvement de l’arbre a parune courroie qui passe sur la poulie e;
Les pompes J à élever l’huile, dont les pistons sont assemblés par arti-culation aux tringles d’excentriques circulaires /; ceux-ci sont ajustés surl’axe n qui, porté par des chaises de fonte adossées aux murs, reçoit aussi