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Tome dixième.
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HUILERIE.

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part. Ces douilles ont pour but dempêcher les meules de sortir de leurplace sans pourtant les empêcher de tourner librement sur elles-mêmes.

Le mouvement circulaire continu est transmis simultanément aux deuxmeules par larbre vertical en fonte k, dont la structure mérite une men-tion particulière.

Vers sa partie supérieure cet arbre porte, comme on la vu déjà sur ledessin densemble, la grande roue dangle b', qui na pas moins de l m 70de diamètre primitif et qui est commandée par le pignon dangle b , rap-portée sur larbre de couche a, et auquel on a donné un diamètre demoitié environ. Il est retenu, au-dessus, par un collet boulonné à lagrande traverse de fonte O; sa partie inférieure repose sur une crapaudinefixe c garni dun grain dacier; son milieu présente une masse oblongueet ouverte de part en part pour laisser passer laxe d. Par cette disposi-tion il entraîne celui-ci dans sa rotation continue en lui faisant décrireun mouvement circulaire suivant un plan horizontal ; il en résulte, parsuite, que les meules D reçoivent un mouvement de translation, tout enroulant sur elles-mêmes par leffet de leur adhérence sur la meule dor-mante DC

Leffet obtenu par ce mode dassemblage est de laisser aux meules len-tière liberté de se lever ensemble ou séparément, dune quantité plus oumoins grande, suivant lépaisseur, régulière ou non, de la couche degraine soumise à leur action. On conçoit, en effet quavant de charger lameule horizontale dite dormante, les meules verticales reposent exacte-ment sur la graine ; par conséquent elles doivent sélever aussitôt quecette charge est effectuée, et de plus, suivre, par leurs variations, létatsuccessif de compression des couches.

Dans les anciennes constructions, cet arbre vertical k se faisait en ferforgé. Mais la pratique a fait reconnaître quon pouvait sans inconvénientle faire en fonte, en le garnissant de nervures bien combinées pour uneforte résistance. On économise ainsi une somme assez importante sur laconstruction : car une semblable pièce exécutée en fer coûte toujours fortcher, malgré les procédés actuels si perfectionnés. On a soin, toutefois,de garnir lintérieur de la mortaise passe laxe horizontal de deuxplaques de bronze / aux points agissants, suivant le sens du mouvement.

Lextérieur de la meule dormante D' est couvert dun revêtement enmaçonnerie qui sert particulièrement à garnir le dessous dune plaquecirculaire en fonte h servant à augmenter lespace réservé à la graine ;cette même plaque est entourée dun cercle en tôle h', rivée avec elle,pour empêcher la marchandise dêtre projetée au dehors pendant le tra-vail.

On remarquera que les deux meules verticales ne sont pas égalementdistantes de laxe k, et que par suite, la partie renflée de ce dernier subitune différence de largeur par rapport à son centre. Il sensuit quen dé-crivant chacune un cercle dun diamètre différent, la couche de graine