PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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son mouvement du même arbre principal a, par une courroie croisée etdes poulies ;
Le crible nettoyeur B, ou mieux le tarare à ventilateur, dont le mouve-ment se prend tout naturellement par une courroie sur l’axe prolongé del’un des cylindres du concasseur ;
Enfin le tire-sacs T placé au dernier étage est composé comme dans lesmoulins à blé, d’un tambour cylindrique à joues sur lequel s’enroule lacorde qui se prolonge et descend jusque sur le sol de la cour, et qui fonc-tionne dès qu’on presse sur le levier qui porte le galet de tension à l’aideduquel on serre la courrroie sur les deux poulies p et p f ; sur l’axe de cettedernière est une autre poulie p 2 qui est commandée par une semblableplacée sur l’arbre j ou sur tout autre. On sait que le tire-sacs ne fonctionnepas constamment ; il doit particulièrement être en jeu, soit pour le servicede la trémie, soit pour le chargement des voitures de graines qui arriventau magasin.
DESCRIPTION DÉTAILLÉE DES APPAREILS ET DES MEULES VERTICALESREPRÉSENTÉES FAR LES FIG. 1, 2 ET 3 DE LA PL. 13.
Meules verticales. — La disposition généralement adoptée mainte-nant pour les moulins à broyer la graine oléagineuse, est celle indiquéepar les fig. i à 3, pl. 13. Si on se pénètre, en effet, de la nature des opé-rations à effectuer, on pourra se convaincre qu’un tel mécanisme remplitparfaitement le but proposé.
On voit que le système se compose, comme nous l’avons dit, des deuxmeules verticales D, en granit, de l m 80 à 2 mètres de diamètre, et 0 m 45à 0 m 50 d’épaisseur; montées sur un même axe d qui les traverse aucentre, elles roulent sur une troisième meule fixe et horizontale D' quirepose sur un massif solide en pierre de taille. L’axe horizontal d surlequel elles sont ajustées libres, ne participe pas au mouvement de rota-tion qu’elles opèrent sur elles-mêmes, mais seulement au mouvement cir-culaire quelles effectuent autour de l’arbre vertical k; leur centre estgarni à cet effet, d’une boite en fonte d', remplissant le même office quecelle d’une roue de voiture, et maintenue à l’intérieur de la pierre par dumastic de fonte et quatre boulons.
Ces boites ont la forme d’un tronc de cône évidé intérieurement, afinde retenir l’huile nécessaire au graissage en assez grande quantité poursuffire pendant plusieurs jours et même plusieurs semaines de travail;d’un côté elles sont fondues avec une embase, et de l’autre elles portentune plaque ou rondelle en fer, de façon que la meule soit serrée entreles deux par les boulons.
Le même axe d est terminé à chaque extrémité par une douille enfonte e rapportée et retenue par une clavette qui la traverse de part en