HÜII.ERIE.
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piston B s’avance, et pendant que la pression s’effectue, on retire ducorps opposé les sacs pressés, rendus libres par le recul de la ivarde quise trouve entraînée, ainsi que le piston, par les bielles / et f', commenous l’avons dit plus haut.
Ces opérations sont donc essentiellement successives sans interruptions,puisque par la disposition du robinet H l’action des pompes foulantes n’estjamais suspendue, et doit toujours être dirigée d’un côté ou de l’autre.
On ne doit pas oublier cependant, qu’une fois le degré de pressionacquis, ce point n’est pas dépassé, en vertu d’un mécanisme spécial ap-pliqué aux pompes, et dont nous dirons quelques mots plus bas.
Mais lorsqu’on veut arrêter complètement l’une des presses, on doitsuspendre l’action de la pompe d’injection correspondante, soit en la dé-brayant, soit en soulevant son clapet d’aspiration.
Disposition des pompes d’injection. — La construction intime despompes foulantes appliquée aux presses hydrauliques, en général, est àpeu de chose près, toujours la même, et assez connue, pour que nous necroyions pas devoir en donner des tracés détaillés, surtout après ceux quenous avons publiés antérieurement, en traitant des presses à foin, àplomb, etc.
Néanmoins, chaque application particulière apporte au principe géné-ral certaines modifications qu’il sera intéressant d’indiquer.
MM. Traxler et Bourgeois ont construit, il y a quelques années, unsystème de presses verticales propres à l’extraction de l’huile, dont l’exé-cution a été jugée assez convenable par de certains mécaniciens d’aujour-d’hui pour qu’ils se soient attachés à les reproduire complètement.
Ces constructeurs avaient appliqué trois corps de différents diamètresà leur pompe d’injection ; à mesure que la pression arrivait à un degrésuffisant, les poids des soupapes dont chaque corps de pompe était munise soulevaient, et les pistons correspondants cessaient d’agir, tout en con-tinuant leur mouvement; on arrivait à la pression maximum par le jeuisolé du plus petit. Arrivé alors au degré voulu de pression, le dernierpiston cessait lui-méme son action par une disposition analogue dessoupapes.
Les pompes appliquées aux presses que nous venons de décrire sontassez bien étudiées sous le rapport de leur construction d’ensemble, maisn’atteignent peut-être pas, comme jeu, le but proposé aussi complètementque les précédentes.
Ces pompes sont disposées suivant trois groupes H, dont deux seule-ment ont pu être représentés sur l’ensemble pl. 12, qui forment chacunun mécanisme séparé, correspondant à un groupe de deux presses dou-bles accouplées tel que celui qui est représenté par la pl. 14. Chacun d’euxse compose d’une bâche surmontée de deux bâtis en fonte auxquels serattachent les bielles et les arbres qui mettent les pistons en mouvement.Une bâche comprend deux pompes séparées, qui se composent chacune