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Tome dixième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

de deux corps accouplés deux à deux pour rendre le mouvement de leauplus continu. Avant daller aux presses, leau passe par un compensateurmuni dune soupape à levier, qui se lève sitôt que la pression est atteinte,et livre passage à leau qui séchappe librement dans la bâche, jusquaumoment louvrier qui conduit les presses changeant la direction par lerobinet à deux eaux, la soupape se referme et l'action des pompes se faitde nouveau sentir, mais dans lautre corps de presse.

On peut juger daprès cet aperçu que cette disposition a cela davanta-geux quon na aucunement besoin de mettre la main aux pompes, quimarchent sans interruption et règlent leurs fonctions delles-mêmes, sui-vant le service des presses.

Mais si lon examine avec attention ce qui se passe pendant les diffé-rentes phases de cette opération, voici leffet que lon voit se produire.

Aussitôt que le robinet H (pl. 14) est tourné, le piston de la pressesavance; puis, au bout de quelques instants, lorsque la pression sembleobtenue, on le voit sarrêter et exécuter un certain nombre doscillationsdavant en arrière, jusquau moment la pression est changée de côté.

Ces oscillations ont évidemment lieu à partir du moment le compen-sateur se lève, et par conséquent la pression cesse daugmenter ; ellesont pour cause laction alternative des pistons, qui bien quaccouplés, nepeuvent pas produire un jet tellement continu, que la presse se main-tienne dans une parfaite immobilité.

Ces mouvements, eu quelque sorte hésitants, des pistons, sont consi-dérés comme contraires à lextraction complète dun liquide dun corpsspongieux, qui en reprend une certaine partie par sa capillarité sil nestpas rigidement tenu pressé pendant un temps suffisant.

Nous pensons donc quil convient mieux dadopter les pompes dinjec-tion qui sont disposées de façon à interrompre toute communication avecles presses, au moment la pression maximum se manifeste; les pressesrestent alors parfaitement immobiles pendant quelques instants durantlesquels on voit lhuile sécouler encore, malgré la fixité de la pression,ou plutôt en vertu de cette fixité même.

DONNÉES PRATIQUES SUR LES QUANTITÉS DE TRAVAIL FOURNIES PAR LES APPAREILS,

La grande question posée définitivement, à la suite de lexamen faitdun matériel mécanique, par le négociant qui projette de le mettre enexploitation, est évidemment de savoir si le produit répond aux dépensesà effectuer pour lacquérir, dabord, et ensuite pour faire face à la con-currence.

Pour pouvoir répondre à la première partie de la question, il suffitdexaminer si le produit a un débouché suffisant, car, dans ce cas, la dé-pense première, quoique considérable, est négligeable jusquà un certainpoint.