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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
de deux corps accouplés deux à deux pour rendre le mouvement de l’eauplus continu. Avant d’aller aux presses, l’eau passe par un compensateurmuni d’une soupape à levier, qui se lève sitôt que la pression est atteinte,et livre passage à l’eau qui s’échappe librement dans la bâche, jusqu’aumoment où l’ouvrier qui conduit les presses changeant la direction par lerobinet à deux eaux, la soupape se referme et l'action des pompes se faitde nouveau sentir, mais dans l’autre corps de presse.
On peut juger d’après cet aperçu que cette disposition a cela d’avanta-geux qu’on n’a aucunement besoin de mettre la main aux pompes, quimarchent sans interruption et règlent leurs fonctions d’elles-mêmes, sui-vant le service des presses.
Mais si l’on examine avec attention ce qui se passe pendant les diffé-rentes phases de cette opération, voici l’effet que l’on voit se produire.
Aussitôt que le robinet H (pl. 14) est tourné, le piston de la presses’avance; puis, au bout de quelques instants, lorsque la pression sembleobtenue, on le voit s’arrêter et exécuter un certain nombre d’oscillationsd’avant en arrière, jusqu’au moment où la pression est changée de côté.
Ces oscillations ont évidemment lieu à partir du moment où le compen-sateur se lève, et par conséquent où la pression cesse d’augmenter ; ellesont pour cause l’action alternative des pistons, qui bien qu’accouplés, nepeuvent pas produire un jet tellement continu, que la presse se main-tienne dans une parfaite immobilité.
Ces mouvements, eu quelque sorte hésitants, des pistons, sont consi-dérés comme contraires à l’extraction complète d’un liquide d’un corpsspongieux, qui en reprend une certaine partie par sa capillarité s’il n’estpas rigidement tenu pressé pendant un temps suffisant.
Nous pensons donc qu’il convient mieux d’adopter les pompes d’injec-tion qui sont disposées de façon à interrompre toute communication avecles presses, au moment où la pression maximum se manifeste; les pressesrestent alors parfaitement immobiles pendant quelques instants durantlesquels on voit l’huile s’écouler encore, malgré la fixité de la pression,ou plutôt en vertu de cette fixité même.
DONNÉES PRATIQUES SUR LES QUANTITÉS DE TRAVAIL FOURNIES PAR LES APPAREILS,
La grande question posée définitivement, à la suite de l’examen faitd’un matériel mécanique, par le négociant qui projette de le mettre enexploitation, est évidemment de savoir si le produit répond aux dépensesà effectuer pour l’acquérir, d’abord, et ensuite pour faire face à la con-currence.
Pour pouvoir répondre à la première partie de la question, il suffitd’examiner si le produit a un débouché suffisant, car, dans ce cas, la dé-pense première, quoique considérable, est négligeable jusqu’à un certainpoint.