FOUR A CUIRE LE PAIN.
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Le constructeur a le soin de ménager dans cette chape des trous dedistance en distance, afin de laisser échapper la vapeur d’eau qui se dégagedu massif pendant la cuite du four; sans cette précaution, les carreaux del’âtre pourraient être soulevés dans quelques parties.
On recouvre ensuite le tout d’une couche de sable fin m, de 10 centi-mètres d’épaisseur environ, afin d’y asseoir directement les carreaux n del’âtre même, lesquels sont posés à sec et à plat. A Paris , ces carreaux sonten terre non cuite de 0 m 50 carrés sur 0 m 10 d’épaisseur. Leur forme etleur disposition sont bien indiquées par les lignes diagonales qui se croi-sent à angle droit sur le plan fig. 5.
Cette sole présente une sorte d’ove coupée par l’axe, et formée de deuxdemi-cercles, dont l’un, le plus grand, tracé avec un rayon de l m 70, etl’autre, le plus petit, avec un rayon de l m 55. Ces cercles ont leur centreplacé à l m 05 de distance, et sont raccordés tous deux par deux tan-gentes.
Tout le pourtour X de ce massif inférieur est construit en moellons ordi-naires et en plâtre, et, à partir de la chape, en tuiles; on établit les pieds-droits o en briques réfractaires, pour porter la voûte p, dite de chapelle,qui, comme dans tous les fours de ce genre, est extrêmement surbaissée,et présente ici la forme d’un ellipsoïde très-allongé, dont le petit axe estconsidérablement moindre que le second. Ainsi, dans la section longitu-dinale, le grand axe n’a pas moins de 4 m 30 de longueur, et dans la sectiontransversale moyenne 3 m 25 environ, tandis que, dans les deux cas, ledemi-petit axe n’a que 0 m 24.
Les pieds-droits sont posés à plat, avec 4/5 de terre franche et 1 /5 deplâtre ; ils sont consolidés extérieurement par une maçonnerie faite enbon plâtre pur.
La voûte de chapelle est aussi en briquettes réfractaires scellées, sur lamoitié de leur hauteur, à partir de l’intrados, en terre franche, pour ré-sister à l’action du feu, et en bon plâtre pur sur l’autre moitié, pour donnerde la consistance à la voûte.
Celle-ci doit être, comme l’àtre, garnie au-dessus d’une chape horizon-tale g, composée également d’une double épaisseur de tuiles posées avecmoitié terre franche et moitié plâtre.
C’est immédiatement sur cette chape que l’on bâtit les petites cloisonsverticales r, en briques dites panneresses , pour former les conduits deshouras et les matelas d’air sans issue. On les recouvre ensuite d’une der-nière chape « que Ton compose d’une triple épaisseur de tuiles, en lesposant comme les précédentes, et enfin on termine par une forte couche tde terre franche ou de salpêtre, puis on y fait un carrelage en carreauxordinaires u, posés sur une couche de sable fin et scellés en plâtre.
Nous avons indiqué sur le plan fig. 5 l’emplacement V que doit occuperle bois destiné à chauffer l’appareil, et la disposition qu’il convient de luidonner lorsqu’on l’introduit dans le four.
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