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Tome dixième.
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CHAUDIÈRE TUBULAIRE.

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Ces deux conditions, dun égal intérêt, sont difficiles à résoudre en-semble; aussi, la plupart du temps, la seconde se trouve-t-elle négligée,quoique la tendance générale de lindustrie proteste avec énergie de sonimportance.

La nécessité daugmenter les dimensions des chaudières de locomotives,ou, ce qui serait bien préférable, leur puissance de production sous unvolume donné, est, en effet, une des raisons principales, et même, danscertains cas, lunique raison qui propage lemploi des machines Engerth.

Personne nignore non plus de quelle importance radicale sont le poidset le volume des chaudières dans la construction des bateaux à vapeur, etque toute économie un peu notable, apportée à la fois dans la combustionet dans la production du mètre carré de surface de chauffe, est destinée ày produire une révolution, non-seulement par latténuation dinconvé-nients sensibles, mais même en fournissant les moyens de résoudre desproblèmes nouveaux, qui restent encore insolubles par linsuffisance dutirage, limperfection de la combustion, et par suite les quantités consi-dérables de combustible nécessaire ; enfin par le poids et le volume desgénérateurs.

Pour les chaudières fixes, limportance de cette condition, pour être unpeu moins évidente, nen est pas moins réelle; elle se traduit par unequestion dargent. On ne doit donc pas hésiter à énoncer ce principe quenous considérons comme comprenant les éléments indivisibles de la ques-tion; il nest pas difficile de résoudre complètement lune des deux condi-tions que nous avons posées plus haut : mais on ne peut considérer commeun véritable progrès que la disposition qui y satisfera le mieux à la fois.

Il faut ajouter aussi que la solution, par la nature même de lindustrieà laquelle elle sadresse, doit nécessairement être simple, sous peinedéchouer devant des difficultés pratiques, qui sont la plupart du tempsinsurmontables. Cest pour cette raison que les nombreux modèles degrilles mobiles, que tel ou tel appareil réellement fumivore et économi-que, mais dune conduite délicate, nont pu pénétrer dans lindustrie,malgré des tentatives multipliées.

Il nous sera maintenant facile dexposer en peu de mots les considéra-tions qui ont conduit les auteurs à la construction de leur appareil.

On sait que les gaz qui séchappent dun foyer en combustion sont unmélange dacide carbonique, doxyde de carbone, dhydrogène, deau,dair non brûlé et de divers hydrogènes carbonés, qui, par leur décom-position à certaines températures, contribuent sans doute, dans unegrande mesure avec le charbon entraîné mécaniquement, à produire lafumée proprement dite. Une combustion parfaite de la houille devraitréduire tous ces éléments à de lacide carbonique, de leau et de lazote.

Ce résultat est pourtant impossible à réaliser en pratique, attendu qu'onne peut obtenir la combustion complète des gaz quà la faveur dune intro-duction dair sous la grille, bien supérieure à la proportion théorique