CHAUDIÈRE TUBULAIRE.
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recommandent, avec grande raison, aux chauffeurs de chaudières ordi-naires de fermer le registre de leur cheminée, au moment de la charge;nous ne faisons, disent-ils, qu’obéir à cette injonction. On pourrait, dureste, appliquer à cette chaudière un appareil de chargement continu;pourtant ils considèrent cette modification comme inutile et certainementincommode en pratique.
La chaudière qui a été exécutée pour l’Exposition universelle , d’aprèsces idées, est une chaudière tubulaire, dont la surface totale de chauffe estde 24 m - c - 68 ; elle y a fonctionné d’une manière régulière depuis le moisd’août 1855 jusqu’au mois de novembre de la même année, époque àlaquelle elle a été installée chez MM. Nepveu et C e , à Clichy ; et elle con-tinue à fonctionner dans leurs ateliers, en fournissant toujours les mêmesrésultats.
Nous l’avons représentée en détail sur les figures de la pl. 17. D’aprèsle résultat des expériences qui ont été faites sur sa marche par les ingé-nieurs chargés du fonctionnement des machines de l’Exposition, on aétabli d’une manière irrécusable les faits suivants :
Une combustion complète et facile de la fumée pendant toute la duréede la marche;
Une production moyenne de 9 à 10 kil. de vapeur par kil. dehouille;
Une production de vapeur de 35 kilog. par mètre carré de surface dechauffe ;
Enfin, une conduite facile, ne demandant aucuns soins spéciaux, degrandes ressources sous le rapport de la mise en vapeur, qui s’effectueavec une promptitude remarquable, et, par suite, les caractères d’uneapplication industrielle et pratique.
DESCRIPTION DE L’APPAREIL REPRÉSENTÉ SUR LES FIG. 1 A CI, FL. 17.
Nous avons indiqué sur une petite échelle (fig. l re ), un plan général vuen dessus de l’appareil tel qu’il était disposé dans la chambre des chau-dières à l’annexe du palais de l’Industrie.
Les autres figures le montrent en détail à une échelle plus grande.
Ainsi la fig. 2, le représente vu par bout du côté du foyer;
La fig. 3, en coupe longitudinale, faite par l’axe du corps de la chaudière,mais en supposant la longueur de la partie tubulaire notablement réduite ;
La fig. 4, en coupe transversale suivant la ligne 1-2;
La fig. 5, en section horizontale, au-dessus de la grille du foyer, à lahauteur de la ligne 3-4;
Et la fig. 6, en coupe transversale faite suivant la ligne 5-6.
Au premier aspect, ce système présente quelque analogie avec les chau-dières de locomotives, par le coffre du foyer, la partie tubulaire et laboîte à fumée. Construite par des ingénieurs qui sont attachés, depuisplusieurs années, à des compagnies de chemins de fer, on comprend sans