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Tome dixième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

air, lancé par un ventilateur, se mélange intimement avec les gaz com-bustibles, par suite des tourbillons produits par la rencontre des veinesgazeuses, dont les directions sont perpendiculaires; linflammation se pro-duit, et est encore favorisée par la haute température des gaz mélangésainsi à la surface même du combustible.

Ces gaz brûlent alors dans une vaste chambre qui constitue la boîte àfeu, passent par-dessus un bouilleur, se replient pour entrer dans lestubes, et auparavant rencontrent une autre injection dair en sens con-traire de leur marche, qui, perçant la masse des gaz enflammés de veinesdair animées de vitesses opposées, en achève la combustion complète.Cette combustion sopère dans lespace réservé entre le bouilleur et lestubes, de sorte que les gaz ne pénètrent dans ces derniers que complète- !ment brûlés.

La conduite de ce foyer est de la plus grande simplicité. Le charbonune fois chargé sur la grille, on lance lair à la partie inférieure du cen-drier, puis on ouvre les tubes dintroduction dair réglés au moyen deregistres. Cette ouverture se fait avec ménagement, et en nouvrant exac- :tement que de la quantité nécessaire pour que la fumée disparaisse. Commelexpérience la prouvé, une fois que louverture du registre est détermi- ;née, il nest plus utile dy toucher, même pour charger, et à ce moment ilne se produit pas dapparence de fumée.

Nous avons parlé plus haut de limportance quil y a dans l'industrie àaugmenter la production du mètre carré de surface de chauffe. MM. Mo-linos et Pronnier ont réalisé cette condition dans une grande mesure,comme le prouvent les chiffres que nous citons plus bas. Il est facile de jvoir à quoi on doit attribuer ce résultat remarquable : il est en grandepartie à lemploi du courant dair forcé des chambres de combustion, etpar suite à la localisation de la combustion. La chaleur, développée par lacombustion, est en effet concentrée dans un espace restreint, dans la boiteà feu, et les gaz, chargés de suite de cette chaleur quils emportent à létatspécifique, ont pour la transmettre toute létendue des tubes.

Lemploi du ventilateur a été retardé dans lindustrie par diverses con-sidérations peu sérieuses. Maintenant que la construction des machines ,entre largement dans la voie des machines dalimentation spéciales à bon jmarché, il est impossible que cet appareil, qui présente toute sorte davan-tages, ne se répande pas rapidement. Létablissement dun ventilateur et |de la petite machine nécessaire à le mettre en mouvement est maintenant !moins cher que la construction dune cheminée, et M. Péclet a fait voirque leffet utile dune cheminée est à celui dun ventilateur dans le rap- |port de 1 à 100 environ. |

On pourrait faire à cet appareil une objection relative à la charge : cestquil est nécessaire, à ce moment, de suspendre lintroduction de lair.

Les auteurs répondent à cette objection par un fait : les personnes lesplus compétentes en matière de chauffage, et M. Péclet à leur tête,