CHAUDIÈRE TUBULAIRE. 241
trous d’homme, dont l’un L, est appliqué à l’un des fonds, et l’autre L',est placé sur une tubulure élevée, d’où part la prise de vapeur d.
La partie conique C' de la chaudière qui contient les tubes D se pro-longe, comme ceux-ci, d’une quantité plus ou moins grande, variant avecles localités; assemblée, d’un bout, par des fers d’angle à la partie rectan-gulaire C, avec laquelle elle est entièrement en communication, elle setermine par la boite à fumée M, surmontée d’un tuyau de tôle N, de peude hauteur, et servant de cheminée.
On peut nettoyer les tubes par cette boîte, en ouvrant la porte de tôle O,disposée comme dans les chaudières de locomotives; il en est de même del’intérieur au moyen des petits trous d’homme P appliqués en dessous.
L’alimentation de l’appareil se fait par le tube Q, qui communiqueavec la pompe alimentaire de la machine, et qui s’adapte justement versl’extrémité la moins chauffée.
Tout le corps de la chaudière est d’ailleurs entouré de feutre et d’unechemise de bois ou de tôle, afin d’éviter les refroidissements par le con-tact de l’air extérieur.
Pour chauffer l’appareil, on charge la grille en introduisant le combus-tible par la porte d’entrée R, disposée sur le devant; le chargement sefait suivant une couche très-épaisse qui s’étend horizontalement depuis laporte jusqu’au bouilleur, lequel forme en même temps 1 ’autel.
Application de l’air forcé. — Sur le côté du générateur, et à unedistance quelconque, est un ventilateur ordinaire S (vu en plan sur lafig. l' e ), lequel a pour but d’envoyer de l’air dans plusieurs parties dufoyer à la fois, par le tuyau bifurqué T. Ce ventilateur est mis en mouve-ment par le moteur même de l’usine, ou, au besoin, par la machinealimentaire. Le tuyau T aboutit à une double tubulure à brides U, aveclaquelle s’assemblent, d’une part, les deux tubes latéraux V, qui descen-dent sur les côtés de la chaudière, et de l’autre le tube droit Y', qui ydébouche directement. Chacun de ces tubes est muni d’une soupape oupapillon d ', comme le montrent la coupe verticale fig. 3, et les détailsdessinés fig. 7 et 8. Ces soupapes se manœuvrent à la main; elles sont àla disposition du chauffeur, qui les ouvre ou les ferme selon qu’il le jugenécessaire pour activer ou ralentir la combustion, et obtenir la répartitionconvenable du vent.
Quand elles sont ouvertes, l’air qu’elles laissent passer se rend dansdes boîtes rectangulaires X, d’où il doit se distribuer dans les diversesparties du foyer. Mais il ne peut, toutefois, s’y rendre, sans traverser desséries de petits tubes e e', dont on règle d’ailleurs l’ouverture à volonté.
Ces tubes, qui servent en même temps d’entre toises, sont fixés à lachaudière et au foyer, soit par des viroles rivées, comme l’indique ledétail fig. 9 et 10, soit par des écrous extérieurs, comme le montre lafig.11.
Une sorte de registre/, logé dans chaque boîte, et percé de trous cor~
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