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Tome dixième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

On se rappelle qu'il y en avait de plusieurs sortes, mais toutes nont pasfonctionné également; quelques-unes ont été assez souvent en réparation.

M. Farcot avait fourni, sur commande, deux générateurs cylindriques àbouilleurs ordinaires, disposés dans leur fourneau en briques comme onle fait généralement; le chauffage était alors à flamme montante, avectrois circulations, dont une sous les deux bouilleurs, et les deux autressous la chaudière.

Il en était de même de celle fournie aussi par M. Durenne fils, construc-teur de chaudières à Paris .

MM. Pommereau et compagnie, représentant linventeur M. Beaufumé,dont le système consiste, comme on sait, à brûler le combustible dans unpremier foyer, chauffaient, par ce système, une chaudière à bouilleur àflamme descendante de la maison Cail, disposition décrite dans notrevm e volume.

Le générateur de Lyon nétait autre quune chaudière de locomotiveappartenant à la Compagnie du chemin de fer de Paris à Lyon; on y brû-lait du coke, sans tirage artificiel. Mais on ne produisait que 12 kilo-grammes de vapeur par mètre carré de surface chauffée et par heure;cest, du reste, avantageux pour le rendement qui, en effet, était parfaiteu égard à la nature du combustible.

M. Zambeaux avait envoyé une chaudière tubulaire verticale, dunetrès-petite dimension, construite suivant le système que nous avons décriten 1855 dans le Génie industriel.

Enfin, M. Clavières avait monté dans un fourneau en briques un géné-rateur particulier, composé exclusivement dun grand nombre de petitstubes de fer, de 6 centimètres de diamètre, et renfermant leau à vapo-riser, pendant quils étaient chauffés extérieurement.

Ce générateur, qui présentait une surface de chauffe de 25 m <i-33 pourune contenance de 153 litres deau seulement, a donné dassez bons résul-tats lors des expériences que nous avons citées, et qui sont consignéesdans les tableaux qui précèdent.

Nous ne croyons pas, malgré cela, que, dans beaucoup de cas, ces géné-rateurs, qui présentent une si énorme différence entre leur surface dechauffe et le volume deau quils contiennent, puissent être dun emploiavantageux, si ce nest cependant lorsquil est nécessaire de développerpresque instantanément une grande force qui doit cesser de même, oudans le cas dun travail complètement constant, ce qui est fort rare.

Mais, dans le cas le plus ordinaire, lorsque le travail varie à chaqueinstant dans des limites souvent assez fortes, il nous paraît indispensabledemployer des générateurs contenant un volume deau assez considérablequi remplit alors le rôle dun volant de vapeur, si nous pouvons employercette expression qui peint parfaitement notre pensée.

Nous devons dire aussi que le grand nombre de joints que présente ladisposition de M. Clavières, nous paraît une difficulté de plus.