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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
pivot, le bout d’axe et le fer de meule ; par suite on soulève la meule cou-rante, et on l’écarte du git; lorsque, au contraire, on tourne à gauche, latige descend, et en même temps, tout ce qui en dépend ; la meule supé-rieure se rapproche donc de la meule fixe.
L’écrou ne peut se mouvoir que dans un plan parfaitement horizontal,puisque, d’une part, il est guidé par la tige verticale elle-même, et del'autre, il est porté par sa partie inférieure formant pointe ou pivot, surune petite plaque de fonte i logée dans la maçonnerie.
Commande des meules. — Chaque fer de meule porte une grande pou-lie L, à une seule joue, fondue avec des bras courbes minces et à ner-vure. Il y en a dix semblables, placées à des hauteurs différentes (fig. 2),afin d’être commandées toutes par le même tambour M, monté sur l’arbremoteur.
Ce tambour n’ayant pas moins de 2 m 60 de diamètre et l m 30 de hauteur( ce qui suppose pour chaque poulie 13 centimètres de large, y comprisl’épaisseur du boudin ou du rebord), n’a pu être fondu d’une seule pièce;le constructeur l’a composé de deux parties égales, fondues avec desoreilles méplates, pour s’assembler à l’intérieur par des boulons. Ainsiréunies, ces deux parties n’en forment réellement qu’une, avec deuxrangs de croisillons et deux moyeux pour se fixer sur l’arbre vertical enfer N.
Celui-ci n’est autre que le prolongement de l’axe même de la turbinehydraulique qui commande tout le système ; il s’assemble, en effet, parune paire de manchons j, au bout de l’arbre de fer N', qui, traversanttout le rez-de-chaussée jusqu’au centre du beffroi, est relié de même avecl’axe de fonte creux N 2 qui descend dans le puits de la turbine.
En origine, cet arbre N' portait une roue horizontale d’un grand dia-mètre à denture de fonte, engrenant avec dix pignons droits, à denturede bois, ajustés sur les fers de meules; celles-ci étaient placées, commenous l’avons dit, au premier étage, à la place des poulies actuelles; toutela commande était au rez-de-chaussée.
L’arbre N devant aussi faire mouvoir les divers appareils de nettoyage,de blutage, et autres accessoires dans les étages supérieurs, se prolongejusqu’au plancher du sixième, en se composant d’autant de parties qu’il ya d’étages; il est naturellement retenu dans des coussinets tels quecelui O (fig. 1 et 2) sur chacun des planchers.
Du beffroi supérieur. — Pour bien maintenir les fers des meulesdans leur verticalité, et les empêcher de vibrer dans leur rotation rapide,malgré leur grande longueur, on a eu le soin de disposer immédiatementau-dessous de chacune des poulies de commande une paire de coussinetsde cuivre logés au centre d’une traverse de fonte P, qui est solidement bou-lonnée à deux séries de colonnes Q, Q', composant le beffroi supérieur.
Ces colonnes, quoique d’un petit diamètre, n’en présentent pas moinstoute la rigidité nécessaire, parce que, d’un côté, elles reposent par leur