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Tome dixième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

pivot, le bout daxe et le fer de meule ; par suite on soulève la meule cou-rante, et on lécarte du git; lorsque, au contraire, on tourne à gauche, latige descend, et en même temps, tout ce qui en dépend ; la meule supé-rieure se rapproche donc de la meule fixe.

Lécrou ne peut se mouvoir que dans un plan parfaitement horizontal,puisque, dune part, il est guidé par la tige verticale elle-même, et del'autre, il est porté par sa partie inférieure formant pointe ou pivot, surune petite plaque de fonte i logée dans la maçonnerie.

Commande des meules. Chaque fer de meule porte une grande pou-lie L, à une seule joue, fondue avec des bras courbes minces et à ner-vure. Il y en a dix semblables, placées à des hauteurs différentes (fig. 2),afin dêtre commandées toutes par le même tambour M, monté sur larbremoteur.

Ce tambour nayant pas moins de 2 m 60 de diamètre et l m 30 de hauteur( ce qui suppose pour chaque poulie 13 centimètres de large, y comprislépaisseur du boudin ou du rebord), na pu être fondu dune seule pièce;le constructeur la composé de deux parties égales, fondues avec desoreilles méplates, pour sassembler à lintérieur par des boulons. Ainsiréunies, ces deux parties nen forment réellement quune, avec deuxrangs de croisillons et deux moyeux pour se fixer sur larbre vertical enfer N.

Celui-ci nest autre que le prolongement de laxe même de la turbinehydraulique qui commande tout le système ; il sassemble, en effet, parune paire de manchons j, au bout de larbre de fer N', qui, traversanttout le rez-de-chaussée jusquau centre du beffroi, est relié de même aveclaxe de fonte creux N 2 qui descend dans le puits de la turbine.

En origine, cet arbre N' portait une roue horizontale dun grand dia-mètre à denture de fonte, engrenant avec dix pignons droits, à denturede bois, ajustés sur les fers de meules; celles-ci étaient placées, commenous lavons dit, au premier étage, à la place des poulies actuelles; toutela commande était au rez-de-chaussée.

Larbre N devant aussi faire mouvoir les divers appareils de nettoyage,de blutage, et autres accessoires dans les étages supérieurs, se prolongejusquau plancher du sixième, en se composant dautant de parties quil ya détages; il est naturellement retenu dans des coussinets tels quecelui O (fig. 1 et 2) sur chacun des planchers.

Du beffroi supérieur. Pour bien maintenir les fers des meulesdans leur verticalité, et les empêcher de vibrer dans leur rotation rapide,malgré leur grande longueur, on a eu le soin de disposer immédiatementau-dessous de chacune des poulies de commande une paire de coussinetsde cuivre logés au centre dune traverse de fonte P, qui est solidement bou-lonnée à deux séries de colonnes Q, Q', composant le beffroi supérieur.

Ces colonnes, quoique dun petit diamètre, nen présentent pas moinstoute la rigidité nécessaire, parce que, dun côté, elles reposent par leur