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Tome dixième.
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MOULIN DE SA1NT-MAUR.

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sert que d'intermédiaire entre celui-ci et larbre de la meule : par consé-quent il ne tournerait réellement sur lui-même que dans le cas il yaurait du jeu dans le mécanisme.

M. Darblay a cru devoir adopter cette disposition pour arriver à biencentrer le fer de meule sur la pointe inférieure; il y avait évidemmentune difficulté dexécution, parce que cet arbre vertical devant être creuxpour servir de conduit au blé, en même temps quil porte sa poulie de com-mande, ne pouvait se prolonger en contre-bas de la meule inférieure, sansêtre assemblé avec un bout daxe plein traversant celle-ci. Il faut dail-leurs, comme on sait, que la meule mobile soit entièrement libre ; elle nepeut être assemblée dune manière rigide avec son arbre, attendu que, parlaction de la force centrifuge due à sa grande vitesse, le moindre défautdéquilibre produirait de très-mauvais effets, ferait de mauvaise mouture etoccasionnerait souvent des accidents.

Aussi, lassemblage est tel que la meule, tout en étant entraînée dans lemouvement de rotation par larbre et la nille, est entièrement libre,comme si elle nétait portée que sur une pointe passant à son centre degravité.

Distribution du blé. Larbre F est creux, comme nous venons dele dire, jusquà son sommet, vient aboutir le tube en cuivre I, quisélève, en sobliquant, vers le plancher supérieur, pour aboutir soit à labase dune grande trémie recevant les blés nettoyés et placée au-dessus,soit à des comprimeurs qui concassent préalablement le grain avant depasser aux meules. On sait quune valve ou soupape mince à clef sadaptevers le haut de chaque tube semblable, pour ouvrir la communicationavec ce réservoir, et permettre au grain de descendre. Il sort alors parles deux petites tubulures g , qui sont rapportées à la partie inférieure dufer de meules, de chaque côté du manchon de la nille, et se projette ainsidans lœillard de la meule, d entraîné par la rotation de celle-ci entresa surface travaillante et celle du gît, il ne tarde pas à être écrasé et com-plètement réduit en boulange.

Règlement de la mouture. Comme il importe de régler très-exac-tement lécartement des deux meules, suivant la nature et la quantité detravail que lon doit faire, la crapaudine qui porte la pointe aciérée c nerepose pas directement sur le fond de la poêlette, mais bien sur le boutdune tige verticale en fer h, qui traversant ce fond, est filetée dans unepartie de sa hauteur, pour entrer dans lécrou mobile en fonte J (fig. 4),lequel présente, à sa base, la forme dun disque à bord levé, et dentésur toute sa circonférence, afin de recevoir dans ses entailles une clef àpoignée K que lon peut faire tourner à la main, dun côté ou de lautre àvolonté.

Or, la tige ne peut tourner, parce quelle est retenue par une clavetteou nervure dans le centre de la poêlette; par conséquent, lorsquontourne lécrou, à droite par exemple, on la fait monter et avec elle le