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PÜBLICATON INDUSTRIELLE.
chaussée, à moins de l m 50 au-dessus du sol, il est tout naturel que lerhabillage, ainsi que la réception et le règlement de la mouture se fassentdans cette partie de l’usine, plutôt qu’au premier étage. Quant à l’opéra-tion du rhabillage, M. Darblay a fait établir des espèces de petits chariotsmontés sur quatre roues, et surmontés d’une table ou plancher solide surlequel on peut aisément coucher la meule supérieure sens dessus dessous,après l’avoir enlevée à l’aide d’une grue à pivot, telle qu’on en voit danstous les moulins bien montés, et que l’on change de place à volonté. Lasuperficie de cette table est assez grande pour que le rhabilleur puissecirculer autour de la meule sans être gêné dans son travail.
Pour le gît, on n’a évidemment pas besoin de le déranger; la rhabil-lure peut se faire tout naturellement dès que l’archure et la meule cou-rante sont enlevées.
Nous avons vu qu’à l’aide des clefs à poignées K, on peut régler l’écar-tement des meules, et par suite le travail de la mouture. Celle-ci est con-duite par des anches ou de simples plans inclinés sur la plate-forme circu-laire en bois Y, qui reçoit un mouvement de rotation continu très-lent.
Cette plate-forme, que l’on nomme le plus souvent le récipient à bou-lange, est munie en dessous d’un cercle étroit de fer, afin d’être portéepar une série de petits galets verticaux n, mobiles sur eux-mêmes, etmaintenue en outre latéralement par une seconde série de galets sem-blables n', placés horizontalement. De cette façon, quoique n’ayant aucuncentre, ni axe, ni pivot, elle n’en tourne pas moins circulairement avecla précision désirable.
Pour recevoir son mouvement, elle est garnie d’une crémaillère circu-laire dentée, fondue en plusieurs parties, et avec laquelle engrène unpignon droit dont i’axe traverse l’épaisseur du massif de pierres A, afinde porter à l’intérieur du beffroi une roue droite p. Celle-ci est comman-dée par une roue semblable cachée derrière la roue d’angle q, qui engrèneavec le pignon r rapporté sur l’arbre vertical de la turbine.
Il résulte de cette disposition que la marche du récipient est toujoursen rapport avec celle du moteur et des meules qu’il fait mouvoir; seule-ment elle est beaucoup plus lente.
En effet, par le rapport établi entre les engrenages, la plate-forme nefait guère qu’une révolution par 60 tours de l’arbre vertical. Or, lavitesse angulaire de celui-ci n’est que moitié de celle des meules, car legrand tambour a juste un diamètre double de celui des poulies qu’il com-mande; par conséquent le récipient ne fait réellement qu’un tour parminute pendant que les meules en font 120.
Seulement, comme son diamètre moyen est de 5 m 20, et par suite lacirconférence de 16 m 448, on trouve que sa vitesse moyenne par secondeest de
16 m 448
0 m 274,
60