soit, environ 30 fois plus faible que celle à la circonférence extérieure desmeules.
Mouvement de vanne de la turbine. —Nous n’avons pu figurer surle dessin le moteur hydraulique, qui a été, du reste, décrit et représentéavec détail dans le premier volume de ce Recueil, selon les règles expo-sées par l’auteur même, M. Fourneyron.
On voit seulement sur la coupe verticale, flg. l re , l’indication du méca-nisme à l’aide duquel on soulève ou on baisse la vanne circulaire qui per-met à la turbine de dépenser plus ou moins d’eau, selon les circonstances.On sait que ce mécanisme consiste en trois tringles verticales Z, quis’assemblent, par leur extrémité inférieure, à trois points égalementdistants de la vanne, et qui se terminent, dans le haut, par une partiefiletée traversant l’écrou de bronze rapporté au centre de chacun destrois pignons droits s. Ceux-ci sont à la fois engrenés avec une roue centraleajustée libre sur l’arbre vertical N 2 de la turbine, afin d’être constammenten communication, et de marcher exactement de la môme quantité. Rete-nus entre deux platines de fonte, ils ne peuvent que tourner sur eux-mémes, de sorte que quand l’un tourne, les deux autres tournent demême, et font monter ou descendre leurs tringles Z, ainsi que la vannecirculaire qui, par cela même, augmente ou diminue les ouvertures d’ad-mission de la turbine.
Or ce mouvement qui, en origine, était produit à la main par une mani-velle montée sur un arbre intermédiaire, est actuellement produit par lerégulateur mécanique que M. Darblay a fait appliquer à chacun des quatremoteurs.
Ce régulateur fonctionnant bien, nous avons cru devoir le releveravec détail, et en faire le sujet d’un article spécial que nous donnonsplus loin.
TRAVAIL DE L’USINE.
OBSERVATIONS SUR LA MOUTURE.
Lorsqu’un moulin, comme celui de Saint-Maur , est constamment ali-menté , et qu’il travaille tous les jours pendant vingt-quatre heures sansdiscontinuer , la quantité de farine est considérable, et il faut par suite uncapital très-grand pour suffire à son roulement.
Pour s’en faire une idée, nous allons établir quelques chiffres qui per-mettront de se rendre un compte suffisamment exact du produit d’unetelle usine, et de l’importance des capitaux quelle doit exiger afin demarcher rondement, sans interruption, sans chômage.
Déjà nous avons fait voir, dans les volumes précédents, que la mou-ture destinée au commerce de Paris , et produite par les moulins situésautour de la capitale sur un rayon de vingt-cinq à trente lieues, est d’unefabrication telle qu’elle doit donner le plus de fleur possible en farine.
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