TONDEUSE LONGITUDINALE.
265
Les tondeuses longitudinales diffèrent, comme on sait, de celles trans-versales, en ce que le travail est obtenu, sur les premières, d’une manièrecontinue, au moyen d’un appareil tondeur fixe, avec le tissu mobile dansle sens de sa longueur, tandis que, sur les secondes, le travail est inter-mittent. Le cylindre porte-lames, la lame femelle et la table sont fixéssur le chariot, qui est mobile et le tissu fixe. Cette dernière dispositionprésente l’inconvénient d’occasionner une perte de temps assez notablepour ramener le chariot à son point de départ, et pour dérouler et fixer lapièce sur le bâti. Malgré cela, les tondeuses transversales sont encoreemployées avec avantage pour préparer et même pour finir certainstissus.
Nous allons d’abord décrire, avec détail, la tondeuse longitudinalereprésentée sur la planche 19, et, dans une de nos prochaines livraisons,nous donnerons la machine à tondre transversale.
DESCRIPTION DE LA TONDEUSE REPRÉSENTÉE SUR LA PL. 19.
La fig. l re représente, en élévation, une tondeuse longitudinale toutemontée, vue extérieurement, du côté de la commande ;
La fig. 2 e en est un plan horizontal vu en dessus, mais rétréci. Nousn’avons pu, faute de place, figurer la largeur réelle de la machine;
La fig. 3 e est une section transversale faite suivant la ligne 1-2, etregardée du côté des couteaux ;
La fig. 4 e , une section longitudinale, suivant la ligne 3-4 du plan;
Les fig. 5 e à 8 e indiquent, en détail, les pièces principales de la machine.
Du bâti. — Il se compose de deux flasques de fonte A, nervées exté-rieurement et réunies, à leur partie inférieure, par des entretoises A',également de fonte, sur lesquelles repose un plancher ou tablette de boisB, servant à recevoir la pièce de tissu a, que l’on veut soumettre à l’opé-ration du tondage. Une seconde tablette B', placée dans le prolongementde la première, reçoit le drap tondu, amené par le mouvement de lamachine, au fur et à mesure que le travail s’opère. Sur le devant, unetroisième traverse de fonte A 2 ( fig. 4 e ), sert à la fois à maintenir l’écarte-ment des deux flasques, et, par sa forme en gouttière, à recevoir lesduvets entraînés par le cylindre à brosses, placé immédiatement au-dessus.
La traverse de fer a' et les axes des divers cylindres et tambours, quiservent de guides au tissu, complètent la réunion des deux châssis quiforment le bâti, de façon à leur donner une grande solidité et toute larigidité nécessaire.
Du cylindre tondeur. —Le cylindre G, représenté en détail (fig. 8 e ),est en fer tourné avec soin et entaillé sur toute son étendue de douze rai-nures héliçoïdales très-allongées. Dans ces rainures sont retenues fixes, au