268
PUBLICATION INDUSTRIELLE.
repose l’équerre de fonte K, munie d’une lame d’acier qui sert de guideau tissu, et le déploie en le tendant suffisamment pour qu’il ne puisseprésenter de plis lorsqu’il passe sous le cylindre-tondeur. La position dece guide du tissu est parfaitement réglée, par rapport à la table, au moyendes vis k!, qui permettent de déplacer l’équerre K dans ses supports.
Marche de l’étoffe. — Pour opérer le tondage, on place la pièce dedrap à tondre sur la table B. On engage l’une des extrémités entre lespetites baguettes m et m', pour la faire passer de là tangentiellement auxrouleaux ou petits tambours de tension de bois M, M' et N, dont on peutrégler exactement la position, au moyen de supports mobiles, sur les deuxmontants du bâti. Entre ces rouleaux est placé un cylindre N', garni debrosses (fig. 4 e ), qui, dans le mouvement de rotation, relèvent le duvetde l’étoffe, quand elle commence à se développer, de façon à bien la dis-poser à l’action du couteau.
Avant de se rendre entre celui-ci, le guide et la table, elle est encoretendue par un petit rouleau de bois n (fig. 4 e et 6*); ou bien, pour destissus qui ont besoin d’être tondus plus ras, on ajoute une baguette n',indiquée fig. 5“.
Dans les deux cas, l’étoffe, en quittant la table, passe, après être tonduepar les rouleaux de tension O, C V et Q, sur la demi-circonférence de celuiQ', pour traverser le plieur R, qui, par un mouvement uniforme deva-et-vient, dispose le drap en plis réguliers sur la planchette B' ( fig. l' eet 4 e ). Une seconde brosse cylindrique R', animée d’un mouvement rotatif,relève le duvet après la tonte. Le corps de cette brosse est en bois,comme les rouleaux de tension, et traversé par un axe de fer.
Transmission de mouvement. — A l’extrémité d’un axe horizontal r,qui traverse la machine, sont montées trois poulies P, P' et p (fig. 2 e ); lapremière folle, et les deux autres fixes. Une fourchette d’embrayage r',fixée sur une tige verticale mobile s permet, à l’aide de la tringle coudéeS, terminée par une petite sphère pour en faciliter le maniement, de fairepasser la courroie motrice de la poulie folle P sur celle fixe P', pourdonner ou interrompre le mouvement de la machine, à volonté.
La troisième poulie p commande directement, avec une grande vitesse,le cylindre-tondeur au moyen de la courroie p', qui entoure une partie dela circonférence de la petite poulie commandée s, en passant sur celleintermédiaire S', qui sert de galet de tension. Sur ce même axe r, mais àl’extrémité opposée des poulies motrices, sont fixés, d’une part, un pignondroit u, qui actionne une grande roue droite U', fixée sur l’axe du rou-leau-ameneur Q'; et, d’autre part, à côté de ce pignon, une poulie àgorge u', qui commande à la fois les brosses R' et N', et le petit tambourM'. Cette commande a lieu au moyen d’une même corde v, qui embrassela demi-circonférence, environ, des petites poulies à gorge V, Y' et V 2 ,fixées, respectivement chacune, sur le prolongement des axes de ce tam-bour et des brosses circulaires.