MACHINES A YAPEUR ACCOUPLÉES
SYSTÈME A BALANCIER, A DEUX CYLINDRES
A CONDENSATION ET A GRANDE VITESSE
Construites par M. l'WlîCOT, ingénieur-mécanicien
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(planche 20.)
Les machines à vapeur à deux cylindres conjugués ont été et serontpeut-être encore longtemps en grande faveur auprès des manufacturiers,à cause de l’économie de combustible qu’elles réalisent et de la régularitéqu’elles promettent, et cela nonobstant leur prix nécessairement élevé,comparativement aux autres systèmes.
Il est juste de reconnaître que lorsque l’emplacement ne manque pas,qu’on est à même de bien les soigner, et que la marche de l’usine estsuffisamment régulière par elle-même, ces machines donnent d’excellentsrésultats; on peut obtenir avec elles un degré de détente que l’on ne peutatteindre que plus difficilement avec celles à un seul cylindre.
Elles sont, du reste, maintenant connues partout, en théorie comme enpratique. Nous en avons décrit plusieurs avec détail dans notre recueil,et particulièrement les bons modèles empruntés à MM. Moulfarine, Nillus,Legavrian, et à d’autres constructeurs non moins méritants.
Nous croyons devoir ajouter à cette collection la double machine éta-blie récemment à Ourscamp par M. Farcot, et dans laquelle cet habileconstructeur a introduit des améliorations notables qui, nous n’en dou-tons pas, seront vues avec beaucoup d’intérêt.
On sait que dans ces machines à deux cylindres, la distribution a pourbut de faire passer la vapeur du petit cylindre dans le plus grand, afin dela faire agir par expansion ou par détente. Or, cet effet ne se produit ré-gulièrement et utilement qu’autant que les communications sont faciles,et présentent le plus petit développement possible, sans quoi il existe desespaces remplis de vapeur perdue pour l’effet utile.