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Tome dixième.
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MACHINES A VAPEUR ACCOUPLÉES.

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Mais ce qui a lieu également, et qui est encore nuisible à un bon effet,cest que la vapeur en se rendant au grand cylindre est obligée de circu-ler dans des canaux qui sont alternativement en communication avec lepetit cylindre et avec le condenseur ; d il résulte nécessairement pources canaux un refroidissement bien anormal, alors quil sagit dy fairepasser ensuite de la vapeur déjà détendue, ou dont on veut pousser lex-pansion un peu loin tout en lutilisant encore.

Dans les machines dOurscamp, M. Farcot sest arrangé pour que lasortie du grand cylindre soit précisément distincte des conduits qui amè-nent la vapeur, et quil nexiste, dans aucun cas, de communicationentre eux.

Il a résolu ce problème en disposant quatre soupapes pour le grandcylindre seulement; deux de ces soupapes servent à introduire la vapeurà chacune des extrémités ; les deux autres souvrent pour léchappement,et communiquent au condenseur par un seul et même canal, tout à faitséparé des canaux dintroduction.

Ces soupapes sont à peu près équilibrées et conviennent mieux, parconséquent, que des tiroirs ordinaires, qui, du reste, étant disposés dunemanière analogue, quant aux passages de vapeur, rempliraient égalementle but proposé.

Quant à la distribution appliquée au petit cylindre, elle se fait à laidedun tiroir disposé avec le mécanisme de détente variable également àM. Farcot, et qui, quoique imité par plusieurs constructeurs, nen portepas moins son nom. Nous avons eu loccasion de décrire ce système pré-cédemment avec tous les détails nécessaires.

Cette disposition intelligente de ladmission de la vapeur dans le grandcylindre, après son action dans le petit, combinée avec le chauffage delenveloppe qui les entoure tous les deux, a lavantage de pouvoir effec-tuer sans refroidissement sensible, dabord une première détente dans lepetit cylindre à près de sept fois le volume initial, et finalement par lerapport des volumes mêmes des deux cylindres, une détente totale deplus de vingt fois le volume de vapeur admis primitivement.

Malgré cette condition de marche peu ordinaire, on ne peut pas se refu-ser, néanmoins, de reconnaître que les choses se passent ainsi que le con-structeur la prévu, en constatant le résultat pratique qui se trouve démon-tré par une dépense de combustible, si faible, quelle sapproche beaucoupdu rendement théorique (1).

La construction de ces cylindres se fait aussi remarquer par leur enve-loppe qui est fondue dune seule pièce, y compris même les quatre boîtesà soupapes du grand cylindre et la colonne qui forme le canal déchappe-

(1) M. Farcot construit de telles machines avec lesquelles il ne consomme que 1* 20 de houillepar heure et par force de cheval. On a pu voir, du reste, des résultats analogues obtenus avec lamachine quil avait exposée en 1855.