APPAREIL COLAMINEUR.
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au moyen du levier e, imprime le mouvement au cylindre. Pour que lefrein produise l’effet voulu, il faut que les roues de la grande caisse soientcalées et clavetées sur leurs essieux.
Voici maintenant comment fonctionne le colamineur :
Le paquet sortant du four à chauffer est transporté aux laminoirs L etintroduit, à la manière ordinaire, dans la cannelure n° 1 de l’une despaires de cylindres L (fig. 7) ; du côté opposé, en face de cette cannelure,le premier colamineur, portant son maître lamineur, a été amené aumoyen du mouvement donné à son piston.
Le char B est alors assez rapproché des rouleaux a pour que le lamineurplacé derrière lui puisse saisir avec des tenailles, à la sortie des laminoirs,le paquet qui vient tout naturellement porter d’abord sur les rouleaux a,puis sur le char B.
■Immédiatement après le passage du paquet, ce colamineur est ramenéavec une grande vitesse, au moyen de son moteur, à la cannelure n° 2(fig. 6), qui se trouve sur la deuxième couple de laminoirs L' marchanten sens inverse, et dont l’entrée est par conséquent du côté opposé à cellede la cannelure n° 1.
Au même instant, le second colamineur, portant également son lami-neur, est venu se placer à la sortie de la cannelure n" 2; il reçoit le paquetet le transporte à la cannelure n° 3 (fig. 7), en face de laquelle est venuse placer le colamineur opposé qui reçoit la barre, et ainsi de suite pourles cannelures suivantes k, 5, 6 et 7 des deux paires de cylindres, jusqu’àla fin de l’opération, qui, de cette sorte, marche avec une grande rapidité.
La barre, quel que soit son allongement, est toujours portée par lesrouleaux a et surtout par les chars B, qui, mobiles sur leurs chemins defer, la reçoivent et la suivent, soit qu’elle entre ou qu’elle sorte des cylin-dres; les lamineurs eux-mêmes sont toujours portés par les colamineurs,sauf à la fin de l’opération, lorsque la barre atteint une longueur quidépasse celle de la caisse.
On conçoit que ce procédé peut s’appliquer à l’étirage des tôles commeà celui des fers et des rails, et que, pour les paquets d’un poids élevé, iltransforme un travail excessivement pénible en une opération prompte etfacile.
C’est ainsi, ditM. Cabrol, qu’à Decazeville , au moyen du colamineur, lelaminage des rails-Barlow, qui présente, comme on sait, de si grandes dif-ficultés, est devenu l’opération la plus facile et la plus courante.
Suivant M. Cabrol, il réalise, par l’emploi du colamineur, une économiede plus de 60 p. 100 sur la main-d’œuvre du laminage.
Transmission de mouvement. — La transmission de mouvement secompose d’une série d’engrenages disposés comme le montre la fig. 1, etdont les paliers sont rapportés par un beffroi de fonte composé de flasquesverticales et parallèles F, dont l’une est représentée en élévation sur la%• 4 .
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