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Tome dixième.
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PUBLICATION INDUSTBIELLE.

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Deux machines à vapeur, dont la disposition na pu être indiquée sur ledessin, ayant chacune la puissance de 140 chevaux, agissent sur les man-netons ou boutons de la manivelle m, et impriment à la grande roue ditedo force C une vitesse de rotation qui est en moyenne de 17 tours parminute.

Cette roue commande, au moyen du pignon D, larbre du fort volant Y,et avec lui le train de laminoirs disposés pour faire les rails-Barloiv, enlui donnant une vitesse de 60 tours par minute.

Cette vitesse est en général celle des cylindres des divers équipages dutrain, et entre autres du dégrossisseur M, qui est accompagné de chaquecôté dun tablier denlevage I du système Bourdon, dont nous avons parléplus haut.

Une grosse cisaille, placée en N, reçoit son mouvement alternatif par lemoyen dune longue bielle de fer adaptée au bouton i dune courte ma-nivelle solidaire avec lextrémité de laxe qui porte la roue droite E,laquelle est commandée par une roue semblable E', montée sur larbredu volant, et lui transmet une vitesse de 50 tours par minute.

Enfin, deux arbres de couche parallèle G, commandés chacun au moyendune roue droite H et dun pignon H', donnent le mouvement, le pre-mier à un espatard et à deux autres cisailles marchant à 64 tours, et lesecond à un train de petit-mill faisant 250 tours. Une scie à rails, mar-chant à 960 tours, prend son mouvement dun excentrique circulaire jrapporté sur larbre de la roue motrice C.

Ces divers appareils ne sont pas représentés sur la planche.

Disons aussi que la double cage J, qui porte les axes des trois pignons K,est en fer forgé, tandis que toutes les autres sont en fonte.

Puisque nous parlons ici de la transmission de mouvement des laminoirs,nous ne pouvons passer sous silence la disposition que MM. Léon Jacquotet Colas frères, maîtres de forges à Rachecourt (Marne ), nont pas craintdemployer, et pour laquelle iis se sont fait breveter.

Ils suppriment les gros engrenages et le volant, et transmettent le mou-vement au moyen de courroies établies sur deux énormes poulies, com-binées de manière à donner de suite, et sans autre transmission, lénergieet la vitesse exigées pour le travail et la fabrication du fer.

Ces poulies, qui nont pas moins de 4 m 20 de diamètre et 0 m 84 de lar-geur, pèsent, lune 1 ! ,000 kiîogr., et lautre, celle qui est calée sur larbredes laminoirs, 21,000 kiîogr. Lassemblage et le montage des couronnessur chacun de ces deux arbres se fait au moyen de brassards à lanternepesant environ 5,500 kiîogr.

Cette nouvelle disposition a lavantage déviter les accidents, souventtrès-graves, qui arrivent dans les forges avec lapplication des engrenagesordinaires. Appliquée à lusine de Rachecourt depuis quelque temps, elledonne les résultats les plus satisfaisants.

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