FABRICATION DES DllAFS.
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retourne de l’autre lorsque le premier est hors de service, ce qui arriveordinairement après dix voies, et on le change complètement après vingtcourses.
Le tondage s’opère sur le drap sec, et après chaque lainage. La tontede toute la surface de la pièce se nomme une coupe. On procède généra-lement après la première eau, par donner deux coupes, à l’endroit puis àl’envers, pour enlever la bourre formée par le foulage et rendre l’enverstrès-propre et net. Après la deuxième eau, l’on ne tond plus qu’à l’en-droit; on continue à ne donner que deux coupes jusqu’après la quatrièmeeau. L’opération se finit entièrement après la cinquième, et lorsque ledrap est retiré de la rame on donne au moins trente coupes.
La machine à lainer la plus usitée a été inventée par Douglas, et intro-duite en France au commencement de ce siècle. Elle a subi dès lors quel-ques perfectionnements, mais présente fort peu de variété de dispositions.Elle se compose généralement de deux montants verticaux formant unbâti. Au milieu de ce bâti tourne un tambour garni à sa circonférence dechardons. Le drap se déroule d’une sorte d’ensouple située à la partieinférieure de la machine, pour s’enrouler sur une autre à la partie supé-rieure, en effleurant le tambour, dans ce trajet. Un rouleau ajustable per-met de régler à volonté l’étendue du contact du drap avec les chardonsdu tambour.
La machine de M. Beck est un véritable perfectionnement de cetappareil.
DESCRIPTION DE LA LAINEUSE PERFECTIONNÉE, REPRÉSENTÉE DANS LA PLANCHE 22.
La fig. l re est une élévation vue de face de la laineuse de M. Beck.
La fig. 2 en est une vue de bout, du côté de la poulie motrice.
La fig. 3 en est une coupe verticale et transversale suivant la ligne 1-2de la fig. l re .
La fig. h est un plan sectionnel ou coupe horizontale faite suivant l’axedu tambour laineur.
La fig. 5 est une vue de détail montrant une portion de coupe transver-sale faite à peu près par la ligne 3-â (fig. l re ), et destinée à faire voir lemécanisme d’un plieur appliqué à la machine.
Le bâti et le tambour laineur sont construits comme ceux des laineusesordinaires. Le bâti A est formé de deux montants réunis par des tra-verses k! et une entretoise A 2 , et servant de supports aux diverses piècesde la machine et aux arbres dont le principal est l’arbre moteur B, qui esten même temps celui du tambour laineur. Cet arbre est supporté par lespaliers b, et il porte, à l’une de ses extrémités les poulies motrices C,dont une est fixe, l’autre folle, et que commande une courroie; puis uneautre poulie D, dont le but est indiqué plus loin ; à l’autre extrémité, cetarbre porte une roue d’angle c.