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Tome dixième.
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PUBLICATION INDUSTKIELLE.

Sur larbre B sont calés trois croisillons ou roues E, dont la jante estondulée pour recevoir des douves cintrées a (voy. fig. 6), qui composentle tambour sur lequel on fixe les chardons.

La roue dangle c engrène avec une plus grande roue de même forme cl,calée sur un arbre vertical F, supporté par une crapaudine e et un col-let e' attenants au bâti. Ce même arbre porte une autre roue dangle/, en-grenant'avec une autre /', calée sur laxe dun rouleau G servant à appelerle drap. Cet appel a lieu à laide de ladhérence du drap sur le rouleau G,laquelle adhérence provient de la pression exercée sur ce dernier parun autre rouleau H. Ce dernier a ses tourillons chargés par deux leviersI oscillant sur leurs points dappui h et chargés de poids g.

Le tambour a porte à sa circonférence les chardons servant au lainage,et qui peuvent être soit des chardons naturels, soit des chardons métal-liques. Nous avons, dans les figures densemble, représenté lapplicationde ce dernier genre de chardons; mais, dans les figures de détail 6 à 9,nous avons fait voir la manière de fixer les deux genres.

Les chardons naturels (fig. 8 et 9) sont disposés sur deux rangs, à lin-térieur dun cadre i i', composé de deux barres, dont la distance est main-tenue de place en place par des traverses^', dans les intervalles desquellesse trouvent les chardons V. Les bouts arrondis des chardons dune desrangées pénètrent dans la rainure en demi-cylindre de la traverse i quiles maintient, et lautre traverse i' est fendue dans toute sa longueur pourrecevoir les queues des chardons qui y sont comprimées.

Dautres traverses k consolident les bouts du cadre, et sont terminéespar des boulons en saillie servant à fixer les cadres sur les douves a.

La manière de fixer les plaques de chardons métalliques est vue deface et en coupe transversale dans les fig. 6 et 7. Le cadre des chardonsnaturels est remplacé par une planche K munie de boulons l, que lonengage sous des gâches ou chapes m, dont les unes sont, par leur formemême, fermées invariablement, tandis que les autres se ferment par unressort m' que lon comprime pour y introduire ou en faire sortir le gou-jon l correspondant, lorsquon veut fixer ou enlever la planche K. Surcette dernière est clouée la plaque de chardon métallique J, au moyen debandes de cuir n qui recouvrent ses bords.

Le tambour (fig. 3) est muni de seize de ces planches à chardons, et letambour tournant dune manière continue dans le sens indiqué par uneflèche, il sagit de lui présenter le drap en établissant le contact sur unesurface plus ou moins grande, et avec plus ou moins de pression, au gréde louvrier, selon le genre de travail à produire.

Le drap appelé par les rouleaux GII, passe autour de deux rou-leaux LL' (fig. 1 et 2), dont les tourillons sont supportés par deuxbras M munis également, à leur milieu, de tourillons reposant dans lessupports N. Un de ces tourillons porte une roue dentée héliçoïdale quelon met en mouvement par une vis sans fin et une manivelle o pour faire