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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
pliage du drap en O’. Elles ont lieu à l’aide d’un levier coudé u relié parune tringle u 2 avec le bas du plieur T, et oscillant sur un axe u 3 . Le brasle plus court du levier coudé u' est relié par une petite bielle v à un bou-ton de manivelle fixé à la roue ?/ (fig. 5), laquelle est commandée par laroue r. C’est la rotation de la roue v' qui détermine les oscillations duplieur.
Il est nécessaire , avant que le lainage soit suffisant, de faire passerplusieurs fois le drap par la machine, et après chaque voie de relever lepoil, préparation nécessaire à la voie suivante. Afin d’effectuer le relève-ment du poil, dans la machine même, et pendant chaque voie, l’auteura disposé un cylindre Q garni de chardon métallique, et qui reçoit par lemoyen d’une poulie D' et d’une courroie le mouvement de la poulie D.Le cylindre Q tourne dans le sens de la marche du drap, mais avecune vitesse plus grande, et il relève les poils couchés par les chardons dutambour.
Les tourillons du cylindre Q sont montés dans des paliers mobiles, surdes supports U, paliers que l’on fait avancer ou reculer au moyen de viset de manivelles w. De la sorte, on peut éloigner ou rapprocher du draple cylindre Q, que du reste on peut faire tourner dans le même sens quele tambour, lorsque l’opération touche à sa fin. Il aide alors au lainage,au lieu de relever le poil.
On a imaginé des machines à lainer dans lesquelles le drap touche plu-sieurs fois le tambour dans une même voie. La plus remarquable est celleinventée par M. Gessner, à Aue (Saxe-Royale), qui a figuré à l’Exposition universelle de 1855. Cette machine, à deux tambours laineurs, diffèrenotablement par sa disposition de celles dont nous venons de parler.
Il ne nous reste qu’à entrer dans quelques détails au sujet des chardonsmétalliques.
CHARDONS MÉTALLIQUES , PAR M. NOS D’ARGENCE.
Pour obvier aux inconvénients des chardons naturels que nous avonssignalés plus haut, M. Nos a imaginé de faire des garnitures en chardonsmétalliques d’une disposition toute particulière, qui présente tout à la foisle degré de souplesse et de résistance convenable.
Qu’on suppose des rubans en caoutchouc vulcanisé, d’une épaisseur de3 à 4 millimètres et garnis à l’intérieur d’une toile ou d’un tissu quel-conque, afin de les empêcher de s’allonger ou de se raccourcir sans ce-pendant leur retirer leur propre élasticité.
On fait pénétrer dans l’épaisseur de ces rubans des séries de broches oude dents obliques plus ou moins fines, suivant la nature du drap ou del’étoffe sur laquelle elles doivent opérer. Ces dents de fer ou d’acier sontamincies en pointes comme des aiguilles et recourbées par leur extrémitéde manière à imiter à peu près les pointes mêmes du chardon végétal.